‹ La jeunesse de LamartineChapitre 178 sur 227 · Correspondance, t. II, p · texte numérisé non relu

Correspondance, t. II, p

Singulier retour des choses d'ici-bas ! C'est à Aix, dans cette petite ville de la Savoie où il a versé tant de larmes, qu'il va trouver l'ange consolateur. Il est bien froid pourtant, tout d'abord.

« J'ai fait la connaissance, écrit-il à sa correspondante, la marquise de Raigecourt, d'une jeune Anglaise qui passe pour un fort bon parti et il paraît que nous nous convenons mutuellement assez. Il faut en venir à une fin, nous le désirons tous les deux1. »

Un peu plus tard, il commence à s'échaufTer : « La jeune personne est très agréable et a une « très belle fortune; il y a des penchants coince muns, une conformité de goûts, de sympa- (( thies, tout ce qui peut rendre heureux un « couple qui s'unit'2. »

La mère du poète est dans la joie : « Je me a désespérais de voir mon fils , sans occupation « et sans but, errer d'un pays à l'autre pour « user son temps et son feu en vaines inutilités « ou en rêveries malsaines, et voilà que la Pro- « vidence nous présente tout à coup, comme par « la main, une étrangère qu'on dit accomplie et

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