‹ La jeunesse de Marie StuartChapitre 5 sur 51 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

CHATELARD, LE DAUPHIN, MARIE, MAR- GUERITE, BRANTOME, GAURICCI, derrière les deux reines, DAMES , COURTISANS , PoÈTES. CHOEUR.

Air : Du Comte Ory ( de Rossini ).

Hommage à la belle Marie Qui charme cet heureux séjour !

Par les grâces toujours embellie Qu'elle règne à la cour d'amour ï Pendant ce chœur , les reines sont entrées et ont salué les dames.

MARGUERITE , apercevant le dauphin.

Comment ! cher neveu ? vous à notre cour ?

MARIE

Le dauphin !

Le dauphin s'incline devant Marie , gui répond gracieusement à son salut. — Mouvement général. LE DAUPHIN.

De grâce , Mesdames , que mon arrivée ne change rien à vos projets de fête.

MARIE

Soyez le bien-venu , Monseigneur... votre présence est une faveur dont nous sentons tout le prix.

LE DAUPHIN

Eh quoi ! belle cousine!... toujours me tenir le langage de l'étiquette!... c'est une rigueur dont j'aurais droit de me plaindre.

MARIE , timidement , et évitant ses regards. Excusez-moi. , Monseigneur.

LE DAUPHIN , à part.

"Encore la même indifférence !

MARGUERITE , à Brantôme.

Bonjour, bonjour, Brantôme... vous venez peut-être m'offrir la main pour danser... c'est très-galant pour un historien.

BRANTÔME, à part.

Elle a daigné jeter les yeux sur moi... ah !

marie.

Sire Chalelàrd , nous vous dispensons de remplir ce soir vos fonctions de premier écuyer... les soins de la fête que nous donnons devront souvent vous tenir loin de notre personne .

CHATELARD, à part.

Toujours affecter de m'éloigner d'elle !

MARIE, apercevant Gauricci.

Vous aussi , célèbre Gauricci , vous voulez bien honorer notre fête de votre présence ?

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