SCÈNE III
CHATELARD, LE DAUPHIN, MARIE, MAR- GUERITE, BRANTOME, GAURICCI, derrière les deux reines, DAMES , COURTISANS , PoÈTES. CHOEUR.
Air : Du Comte Ory ( de Rossini ).
Hommage à la belle Marie Qui charme cet heureux séjour !
Par les grâces toujours embellie Qu'elle règne à la cour d'amour ï Pendant ce chœur , les reines sont entrées et ont salué les dames.
MARGUERITE , apercevant le dauphin.
Comment ! cher neveu ? vous à notre cour ?
MARIE
Le dauphin !
Le dauphin s'incline devant Marie , gui répond gracieusement à son salut. — Mouvement général. LE DAUPHIN.
De grâce , Mesdames , que mon arrivée ne change rien à vos projets de fête.
MARIE
Soyez le bien-venu , Monseigneur... votre présence est une faveur dont nous sentons tout le prix.
LE DAUPHIN
Eh quoi ! belle cousine!... toujours me tenir le langage de l'étiquette!... c'est une rigueur dont j'aurais droit de me plaindre.
MARIE , timidement , et évitant ses regards. Excusez-moi. , Monseigneur.
LE DAUPHIN , à part.
"Encore la même indifférence !
MARGUERITE , à Brantôme.
Bonjour, bonjour, Brantôme... vous venez peut-être m'offrir la main pour danser... c'est très-galant pour un historien.
BRANTÔME, à part.
Elle a daigné jeter les yeux sur moi... ah !
marie.
Sire Chalelàrd , nous vous dispensons de remplir ce soir vos fonctions de premier écuyer... les soins de la fête que nous donnons devront souvent vous tenir loin de notre personne .
CHATELARD, à part.
Toujours affecter de m'éloigner d'elle !
MARIE, apercevant Gauricci.
Vous aussi , célèbre Gauricci , vous voulez bien honorer notre fête de votre présence ?