‹ La jeunesse de Napoléon (volume 2)Chapitre 131 sur 188 · CLXIII. Montrond · texte numérisé non relu

CLXIII. Montrond

Claude-Philibert-Hippolyte de Mouret de Montrond, né à Besancon le 16 août 1770, pensionnaire à l’École militaire de Paris (14 avril 1784), parti de l’Hôtel le 11 avril 1786, sous-lieutenant aux dragons du Roi (18 juillet 1786), émigre en 1791. Administrateur du duché de Bénévent (1er juillet 1806), capitaine au 1er régiment des chasseurs napolitains (24 octobre 1808), capitaine aux chevau-légers de la garde (25 février 1809), chef d’escadron adjoint à l’étatmajor (2 novembre 1811), il demande le 7 avril 1815 le grade de colonel à Napoléon et sous la seconde Restauration le grade de maréchal de camp. Malgré l’appui de Talleyrand, il ne fut pas réadmis au service de France.

CLXIY. Marcillac.

Pierre-Louis-Alexandre de Cruzy, marquis de Marcillac, né à Vauban le 8 février 1769, pensionnaire à 1 École militaire de Paris (15 avril 1783), souslieutenant de remplacement à Royal-Picardie-cavalerie en 1785, capitaine (6 avril 1788), émigré (cf. ses Souvenirs de l'émigration parus en 1825), se rallie à l’Empire qui le nomme sous-préfet à Villefranche d’Aveyron (21 avril 1812). Destitué sous les Cent-Jours (20 avril 1815), chargé (2 avril) par Vitrollcs des fonctions de commissaire du roi dans l’Aveyron, il se rend le 15 juillet à Rodez pour prendre l’administration du département, et, sur le refus des autorités,

redevient sous-préfet de Villefranehe. Remplacé (28 août 1815), sur les plaintes du préfet, il rentre dans l’armée. Déjà confirmé colonel le 4 mars 1815 pour prendre rang du lor janvier 1797, il est nommé colonel à l’état-major de la lrc division militaire (2G janvier 1816), mais ne tarde pas à être mis en nonactivité (15 avril 1817) et à la demi-solde (1er juillet 1818). Lorsque éclate la guerre d’Espagne, il obtient d’être employé à la suite de l’état-major de l’armée des Pyrénées (1er mars 1823) et commande le quartier général de la 9e division ; mais bientôt il est licencié avec solde de congé illimité (8 décembre 1823), puis avec solde de congé (1er octobre 1824). Il avait inutilement tenté de rentrer dans l’administration et sollicité en 1819 la préfecture de la Corse, en 1821 la sous-préfecture de Sceaux, en 1823 la sous-préfecture de Saint-Denis, en 1824 (comme neveu du feu duc d’Harcourt) une préfecture en Normandie. Il meurt à Paris le 28 décembre 1824.

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