‹ La jeunesse de Napoléon (volume 2)Chapitre 140 sur 188 · CLXXV. Sappel · texte numérisé non relu

CLXXV. Sappel

Pierre-Abel de Sappel, né le 10 avril 1731 à Lons-le-Saulnier, avait épousé une cousine de Calonne, et cette alliance ne lui nuisit pas sous l’ancien régime. Volontaire au corps royal (2 juin 1747), cadet (8 juillet 1747), sous-lieutenant (22 avril 1748), lieutenant en second (1er janvier 1757), lieutenant en premier (15 janvier 1762), capitaine par commission (22 août 1764), capitaine en second (15 octobre 1765), capitaine de sapeurs (8 novembre 1769), capitaine de bombardiers (6 novembre 1771), capitaine de canonniers (1er janvier 1777), chef de brigade (3 juin 1779), major (4 juillet 1784), il avait fait les campagnes de Flandre dans la guerre de succession d’Autriche et assisté à la bataille de Lawfeld et au siège de Maestrichl. Détaché quatre ans à Minorque, envoyé en 1760-1761 sur les côtes de Normandie, chargé en 1762 de prendre part à l’expédition de Portugal, il était allé aux Grandes Indes en 1781, hors de tour et avec un détachement d’artillerie d’un autre régiment. Aussi fut-il nommé colonel de La Fère après la retraite de M. de Lance (1er avril 1791). 11 prêta le 3 juillet 1791 le serment exigé par l’Assemblée nationale. Mais, lorsqu’il fut désigné pour la direction de Saint-Omer, le ministre Servan qui se souvenait de ses relations avec Calonne, déclara le 15 septembre 1792 qu'il « était nécessaire, attendu ses opinions, de l’éloigner du service ». Pourtant, Sappel se rendit à Saint-Omer et lorsqu’il partit de cette ville, les jacobins témoignèrent de son zèle civique (24 mars 1793). Sappel alla commander l’artillerie à Besançon; là encore, les jacobins attestèrent son patriotisme; le ministre voulait l’envoyer à l’armée des côtes de Brest; par plusieurs fois, le représentant Bassal enjoignit à Sappel de rester à Besançon, pour armer la place et les forts adjacents. Sappel prit sa retraite à Lons-le-Saulnier. Son fils Henry-Marie, né à Lons-le-Saulnier le 29 juillet 1773, fut chef de bataillon au 4° régiment (5 novembre 1797) et major au 2e régiment d’artillerie.

CLXXYI. Les Labarrière.

Le major de La Fère, Jean-Joseph de Labarrière, né à A'illeneuve-d’Agen le 26 mai 1731, lieutenant à Royal-Roussillon-infanterie (1er juillet 1748), surnuméraire au corps royal (24 juin 1749), cadet (27 août 1749), sous-lieutenant (21 juin 1753), lieutenant en second (1er janvier 1759), garçon-major dans la brigade de Saint-Auban (25 octobre 1760), lieutenant en premier dans la brigade de Yillepatour (19 octobre 1762), capitaine aide-major (15 octobre 1765), capitaine de bombardiers (16 novembre 1774), capitaine de canonniers (Ie1’ janvier 1777), major (5 avril 1780), devint lieutenant-colonel directeur d’artillerie à Toulon le 29 mai 1789.

Son frère, Jean-François, chevalier de Labarrière, né à Villeneuve-d’Agen (Lot-et-Garonne) le 3 avril 1744, lieutenant au bataillon des milices de Figeae (lor novembre 1760), aspirant d’artillerie (1er mars 1763), élève (31 octobre 1764), lieutenant en premier (14 novembre 1765), capitaine par commission (9 mai 1778), capitaine en second (3 juin 1779), capitaine de sapeurs (19 avril 1782), de bombardiers (4 mai 1783), de canonniers (3 octobre .1784), chef de bataillon (28 août 1792), fut proposé pour la retraite et remplacé le 31 octobre 1793. Mais il rentra en activité le 1er janvier 1795 et après avoir été prisonnier des Autrichiens qui le capturèrent à Mannheim (23 novembre 1795- 8 juin 1796), devint chef de brigade le 18 novembre 1796. On le trouve successivement directeur des parcs à l’armée d’Italie (1798), commandant de l’arsenal d’artillerie à Toulouse (27 mars 1806), directeur d’artillerie à Brest. C’est à Brest qu’il meurt (16 juin 1810). Il était chevalier de Saint-Louis (2 décembre 1787) et avait fait les campagnes de Hollande (1787-1788), de la Moselle:

NOTES ET NOTICES

sous Beurnonville (1792-1793), du Rhin en l’an III et en l’an IV sous Montigny et Pichegru, d’Italie sous Schever et Brune.

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