CLXXXII. La Gohyere
Jean-François de Guéroust de La Gohyere, né le 2 octobre 1749 à Mortagne, élève surnuméraire (30 novembre 1765), élève (16 juillet 1766), lieutenant en second (4 juin 1767), lieutenant en premier (31 juillet 1767), capitaine par commission (3 juin 1779), capitaine en second (5 avril 1780), capitaine en second de sapeurs (3 octobre 1784), capitaine de bombardiers (11 juin 1786), capitaine de canonniers (20 juin 1788), chevalier de Saint-Louis (28 janvier 1791), prête le 3 juillet 1791 le serment exigé par l’Assemblée nationale, puis donne sa démission; remplacé le 1er juin 1792. 11 est, disaient de lui ses chefs (1771- 1772), « très bien au courant, d’une conduite irréprochable, a de la géométrie, de l’intelligence et du zèle, travaille à s’instruire sur toutes les parties du métier ».
CLXXXIII. Coquebert.
Antoine-François Coquebert, fils de Jean-Joseph Coquebert, écuyer, conseiller du roi au parlement de Metz. Né à Reims le 10 juin 1749, aspirant (28 février 1766), élève (10 juin 1767), lieutenant en second (22 mai 1768), et dès cette époque noté comme un officier « fort attaché à ses devoirs, de la meilleure conduite et de la plus grande volonté », lieutenant en premier (8 novembre 1769), capitaine par commission (3 juin 1779), capitaine en second (4 mai 1783) et regardé comme « instruit et très appliqué », capitaine de bombardiers (20 juin 1788) et ne rejoignant sa compagnie que le 1er mai 1789, chevalier de Saint-Louis
(20 avril 1791), il prête le 5 juillet 1791 à Lille, où il était détaché, le serment exigé par l’Assemblée nationale, et donne bientôt sa démission qui est acceptée le 20 décembre de la même année.
CLXXXIY. Coursy.
Jean-Alexandre Bigeon de Coursy de la Cour-aux-Bois, né à Montmédy le 17 août 1751, aspirant (26 septembre 1767), élève surnuméraire (20 juillet 1769), lieutenant en second surnuméraire (16 juin 1770), lieutenant en second (6 juin 1771), lieutenant en premier (3 juin 1779), capitaine par commission (1er juillet 1781), capitaine en second (11 juin 1786), capitaine commandant (1er avril 1791), chevalier de Saint-Louis (7 octobre 1791), donna sa démission qui fut agréée le 20 décembre 1791.
CLXXXY. Hennet.
Louis-Farnèse-Platon Hennet du Yigneux était le troisième fils de Francois- Augustin-Pompée Hennet, prévôt de Maubeuge et député du bailliage d’Avesnes aux États généraux. Il naquit à Maubeuge le 4 juillet 1765. Élève de l’École militaire (16 août 1781), lieutenant en second (30 août 1782), lieutenant en premier (11 juin 1786), capitaine en second (1er avril 1791), il donna sa démission le 18 mai 1792 pour émigrer, prit part en 1793 à la défense de Maëstricht et en 1794, comme officier du génie de l’armée du duc d’York, à la défense et à la sortie héroïque de Menin, et vécut en Angleterre jusqu’à l’année 1800. Il était, à la Restauration, chef d’état-major de l’artillerie de la garde nationale de Paris. La commission des émigrés le classa capitaine à la date du 1er avril 1791 et lui reconnut dans ce grade 6 ans et 9 mois de services, y compris 3 campagnes : mais, ajoutait-elle, « Hennet du Vigneux, ayant une place de 12 000 francs au cadastre, n’avait droit à rien, et cette affaire n’a point eu de suite ». Il mourut près d’Orléans à l’âge de quatre-vingts ans.
Un frère de Hennet du Yigneux, Alexandre-Otbon Hennet de Frasnois, né le 21 avril 1763 à Maubeuge, lieutenant en premier au corps royal du génie et employé aux travaux de la rade de Cherbourg, émigra comme son cadet, et fut tué dans la sortie de Menin.
Un autre frère, Albert- Joseph Ulpien, l’aîné des trois Hennet, né le 25 décembre 1758 à Maubeuge, commis des finances avant la Révolution, chargé, comme commissaire extraordinaire du gouvernement, d'organiser les finances du Piémont, auteur de Tableaux politiques, statistiques et financiers des six nouveaux départements formés du ci-devant Piémont, commissaire impérial au cadastre de la France, chevalier de l’Empire (1er juin 1808), anobli pour ses bons et loyaux services par ordonnance royale du 6 septembre 1814, receveur d’un arrondissement de Paris, mourut en 1828.
L’oncle de ces trois Hennet, Jean-Thomas-Léonor Hennet de Lambresson, était capitaine de canonniers à La Fère lorsque Bonaparte arriva au régiment (cf. sur ses services Charavay, Carnot, II, 253, et A. Chuquet, Hondschoote, 240). Il avait une fille, Claire, qui épousa le 3 février 1795 le futur général Taviel, et un fils, Charles-Emmanuel, qui fut successivement sous-lieutenant aux chasseurs des Alpes, lieutenant à la légion du Midi, aide de camp de Taviel, capitaine, puis chef de bataillon au 51° régiment d’infanterie et qui mourut de ses blessures à Prague le 21 septembre 1813.
CLXXXY I. Grosclaude, dit Grosbois.
François Grosclaude, dit Grosbois, fils de Joseph Grosclaude et de Jeanne- Françoise Froidevaux, né le 2 juillet 1741 à Fontenoy-lès-Montbozon (Haute-
NOTES ET NOTICES
Saône), entra le 2 mai 1761 au régiment d’artillerie de La Fère et devint successivement appointé (15 octobre 1765), sergent (1er septembre 1766), fourrier (1 janvier 1771), sergent-major (1er octobre 1772), lieutenant en troisième (31 mai 1780), lieutenant en second (lor juin 1791), lieutenant en premier (22 août 1791), capitaine en second (18 mai 1792). Le 23 janvier 1794 il était nommé chef de bataillon au 3e régiment d’artillerie. Il prit sa retraite le 10 juillet 1803 après 53 ans et 10 jours de services, et vécut désormais à Besancon. Il avait fait les campagnes de 1761 et de 1762 ainsi que celles de la Révolution (1792, 1793, ans II et III à l’armée du Nord, ans IV, V et VI à l’armée de Mayence, ans VII, VIII et IX à l’armée du Rhin).
CLXXXYII. La pension de l’École militaire.
Le roi accordait aux élèves de ses Écoles militaires une pension de 200 livres, exempte de toute retenue. Ils la touchaient le jour où ils entraient dans les cadets-gentilshommes de ses troupes, tant qu’ils étaient sous-lieutenants, et jusqu’à ce qu’ils fussent lieutenants aux appointements de 1 200 livres. Ils étaient rayés de 1 état des pensions a l’expiration de l’année où ils commençaient à jouir de ce traitement de 1 200 livres. La pension leur était payée sur les fonds de l’Ecole militaire, ordinairement du 1er mai au 1er mai. Le 1er mai 1786, le lieutenant en second Bonaparte recevait une somme de 101 livres 13 sols 4 deniers, pour six mois trois jours, à compter du 23 octobre 1785, époque de sa sortie de 1 Hôtel du Champ-de-Mars. Ses deux camarades, Desmazis et Dalmas, qui se trouvaient avec lui à Valence, reçurent chacun un petit peu moins, 101 livres 2 sols 2 deniers, parce qu’ils avaient quitté l’École militaire un jour plus tard, le 29 octobre.
CLXXXVIII. M. de Josselin.
Louis-Thomas de Josselin, né le 1er novembre 1729, enseigne au régiment de l’Ile-de-France (21 mars 1745), lieutenant (17 août 1745), aide-major (7 mars 1747), avec rang de capitaine (1er août 1747), abandonne en 1761, rentre comme aidemajor au môme régiment (17 juillet 1763), devient major du régiment d’Artois (19 février 1766), avec rang de lieutenant-colonel (17 juin 1770) et prend sa retraite (21 avril 1777) qui est de 1 500 livres. Élu échevin (25 avril 1783) avec Teissonnier et Royanez, sorti de l’échevinage (25 avril 1"85), il est nommé commandant en chef de la milice bourgeoise (22 juillet 1789) et, après avoir conduit des détachements de la garde nationale de Valence et du Bourg à la fédération d’Étoile, donne sa démission (24 janvier 1790).