‹ La jeunesse de Napoléon (volume 2)Chapitre 159 sur 188 · CCV. Roquefère · texte numérisé non relu

CCV. Roquefère

Louis-Antoine Cathala de Roquefère, né le 27 avril 1767 à Carcassonne, élève d’artillerie (16 août 1781), lieutenant en second (16 août 1782) au régiment de La Fère, lieutenant en premier (12 août 1785) au même régiment, capitaine au régiment de Grenoble (1er avril 1791), fut arrêté le 26 octobre 1793 par le comité révolutionnaire de Manosque. Une décision du Comité de sûreté générale, datée du 25 octobre 1794, lui rendit la liberté. Mais il n’obtint sa réintégration que sous le Consulat. Capitaine-commandant au 5e régiment d’artillerie légère (12 mars 1800) et employé à l’armée d’Italie, commandant en l’an IX et en l’an X l’artillerie à cheval du corps d’élite, il voulait déjà, au mois de mars 1802, profiter de la paix pour « se retirer dans le sein de sa famille auprès d’un père octogénaire et de son épouse qui le réclamaient », et il priait Joseph Bonaparte de le recommander, de lui obtenir une retraite honorable. Il resta pourtant au service, lorsqu’il fut nommé chef d’escadron (2 octobre 1802), et il accepta les fonctions d’adjudant de côtes de la direction de Perpignan (7 juillet 1803), puis de celle de Montpellier. Mais bientôt il désira être employé plus activement; on le nomma sous-directeur d’artillerie en Istrie et le détacha comme chef de bataillon à l’armée d’Espagne (12 janvier 1808). Il avait commandé durant quelques mois l’artillerie de Jaea, et le général Senarmont l’envoyait à Tudela lorsqu’il tomba malade. Sur l’autorisation verbale de Sucbet et du commandant de l’artillerie Yalée, il quitta l’armée d’Aragon, revint en France et demanda sa solde de retraite. Sa requête ne fut pas accueillie; on lui reprocha d’avoir abandonné son poste sur des certificats d’officiers de santé et sans autorisation légale et écrite. Outré, il donna sa démission, qui fut acceptée le 29 janvier 1812.

CCYI. Roche de Cavillac.

Louis-Joseph-Aimé Roche de Cavillac, né le 11 avril 1762 à Toul, élève (1er mai 1780), lieutenant en second (1er septembre 1782), second capitaine d’ouvriers (1er avril 1791), capitaine commandant la 10e compagnie d’ouvriers

(30 août 1792), chef de bataillon (19 avril 1803), sous-directeur d’artillerie à Huningue (4 juin 1803), à Calais (22 février 1810), à Groningue (1er avril 1811), à Coevordcn (25 avril 1812), admis à la retraite (19 août 1813), chef de la légion de l’arrondissement de Ribérac (16 mars 1814).

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