‹ La jeunesse de Napoléon (volume 2)Chapitre 175 sur 188 · CCXXV. D’Andigné de Sainte-Gemme · texte numérisé non relu

CCXXV. D’Andigné de Sainte-Gemme

Charles-François d’Andigné de Sainte-Gemme naquit à Angers le 26 février 1769. Elève d’artillerie, le 33° sur 49 (1er septembre 1785), classé le 18e sur 61 au concours des officiers en 1786, lieutenant en second au régiment de La Fère (4 janvier 1787), lieutenant en premier au 5e régiment (1er avril 1791), second capitaine (6 février 1792), capitaine-commandant (11 septembre 1792), il fut remplacé par une décision du 23 mars 1793 : il avait un congé de deux ans, à compter du 26 février 1791 — congé qui n’interrompait pas son avancement, — pour faire ses caravanes à Malte, et il n’avait pas rejoint à l’expiration du congé, c’est-à-dire au 1er mars 1793. Après la prise de Malte, Bonaparte l’emmena en Egypte, le remit en activité et l’employa comme capitaine en second (5 juillet 1798), puis comme capitaine de première classe (23 septembre 1799). Nommé par Menou chef de bataillon au 7° régiment d’artillerie à pied (4 août 1800), gravement blessé à la bataille de Canope, où il eut la jambe emportée d’un boulet de canon (21 mars 1801), d’Andigné revient en France avec la garnison d’Alexandrie dont il faisait partie. Confirmé chef de bataillon (18 décembre 1801), il fut successivement inspecteur de la manufacture d’armes de Versailles, sous-directeur d’artillerie à Toulouse (23 août 1804), et à Grenoble, et prit sa retraite le 8 mars 1810 avec une pension de 2 000 francs. Il avait été fait chevalier de la Légion d’honneur le 15 juin 1804.

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