LXXII. Les Le Lieur de Ville sur-Arce
L’aîné des Le Lieur de Ville-sur-Arce, Jean-Baptisle-Louis, né le 5 novembre 1765, élève du roi, sous-lieutenant au régiment de l’Ile-de-France le 28 juin 1782, lieutenant en second le 20 janvier 1790, démissionne le '1er janvier 1792. Ses Essais sur la culture du maïs datent de 1807; son livre De la culture du rosier, de 1811; ses Mémoires sur les maladies des arbres fruitiers, de 1812; sa Pomone française ou Traité de la culture et de la taille des arbres fruitiers , de 1817 ; son Mémoire sur le dahlia , de 1829.
Léon-Charles Le Lieur de Ville-sur-Arce, né le G janvier 1768 à Ville-sur-Arce (Aube), cadet-gentilhomme à l’Ecole militaire de Paris (10 octobre 1783), reçu le septième en 1781 sur la liste des quarante et un aspirants admis comme élèves, élève de l’Ecole d’artillerie de Verdun (1er septembre 1784) où il connut le futur général Dommartin, lieutenant en second au régiment de La Fère (1er septembre 1785), et, suivant une lettre du colonel de Lance à Le Sancquer, fort attaché à son métier, lieutenant en premier (lor avril 1791) et favorablement apprécié par l’inspecteur Rostaing qui loue sa conduite, ses bonnes mœurs, et juge qu’il « s’applique beaucoup et donne de grandes espérances », second capitaine (6 février 1792), capitaine commandant (1er juin 1792), abandonne son emploi à la veille de l’invasion étrangère et est remplacé le 11 septembre 1792. Mandé d’Antibes à Paris le 13 avril 1800, attaché à l’état-major de Marmont (30 juin 1800), puis envoyé à Cronstadt comme sous-commissaire des relations extérieures (22 juillet 1802), devenu sous-inspecteur aux revues le 4 octobre 1809, fait prisonnier à la sortie d’Almeida le 11 mai 1810, débarqné à Morlaix le 5 août 1811, envoyé à l’armée de Portugal (19 décembre 1811), employé au 6e corps d’armée en 1813, Ville-sur-Arce fut nommé le 1er février 1815 par Louis XVII I, sur la recommandation de Marmont, inspecteur aux revues. Le 17 avril suivant, il recevait de Davout l’ordre de se rendre comme sous-inspecteur à l’armée du Rhin. Mais, de Nuits, il envoya le 26 avril un certificat de médecin, et le lendemain il écrivait à Davout qu’il était malade et désirait rester dans l’intérieur, soit à Dijon où il pourrait respirer l’air natal, soit à Paris où il pourrait « consulter pour sa santé ». Il fut envoyé le 26 mai 1815 à Besançon. Le 24 septembre suivant, il est admis à la retraite comme sous-inspecteur. 11 essaya vainement d’être retraité comme inspecteur en arguant de la nomination du 1er février 1815 enlevée par Marmont à Louis XVIII. On lui objecta que cette nomination était entachée d’irrégularités, qu’il n’avait alors que le grade de sous-inspecteur de 3e classe et qu’il avait été désigné sur l’état de proposition comme sous-inspecteur de lro classe, que la proposition n’avait pas été communiquée au ministre de la guerre, ni la nomination transmise au même ministre par le ministre de la maison du roi, et si Ville-sur-Arce reçut au mois de septembre 1819 le grade d’inspecteur aux revues, daté du 1er septembre 1815, ce grade était purement honorifique. 11 mourut le 20 janvier 1820.