XCIII. Les Des Mazis
Alexandre des Mazis était né le G septembre 1768 à Strasbourg. Élève de 1 École militaire de Rebais, puis de l’École militaire de Paris (13 octobre 1783), lieutenant en second au régiment d’artillerie de La Fère (1er septembre 1785), lieutenant en premier (lor avril 1791), et regardé par l’inspecteur Rostaing comme « très appliqué, très zélé, de bonnes moeurs et conduite et du meilleur exemple », capitaine en second (6 février 1792), il émigra et suivit l’armée des princes qui mit le siège devant Thionville. Pendant les années 1793, 1794 et 1795, il fut de ce corps d’officiers d’artillerie que commandait le colonel Quiefdeville et que l’Angleterre avait pris à sa solde. Après avoir fait, sous Monsieur, la seconde expédition de Quiberon, il servit du 1er décembre 1796 au 12 octobre 1802 comme capitaine d'artillerie dans l’armée portugaise. On le voit le 2 février 1814 capitaine adjoint aux commandants des batteries de la garde nationale qui défendait Paris. Sous la Restauration, il demanda comme toute retraite le grade de chef de bataillon qu’il croyait mériter par l’ancienneté de ses services, et la commission des émigrés, lui reconnaissant dix-neuf ans de services effectifs et cinq campagnes, le fit chef de bataillon (5 juin 1816) en datant sa nomination du 6 février 1802. Deux ans après, il donnait sa démission qui fut acceptée le 24 avril 1818; mais il n’obtint pas le grade honorifique de lieutenant-colonel parce qu’il n’avait pas selon les ordonnances dix ans de services effectifs dans le grade de chef de bataillon. 11 vivait encore en 1833 à Briis, près de Limours.
Son frère aîné Gabriel des Mazis était né le 17 octobre 1754 à Lyon. Aspirant (9 août 1767), élève d’artillerie (20 juillet 1769), lieutenant en second surnuméraire (22 juin 1771), lieutenant en second d’ouvriers (1er octobre 1772), lieutenant en premier (6 novembre 1779), capitaine par commission (9 mars 1785), capitaine en second (11 juin 1786), capitaine-commandant (1er avril 1791), détaché à Metz avec sa compagnie et noté par l’inspecteur Rostaing comme un « officier zélé, doux, honnête, rempli de connaissances, de mœurs, de conduite et du meilleur exemple », il abandonna son emploi le même jour que son cadet (10 mai 1792), émigra comme lui, entra comme lui dans l’armée des princes, participa comme lui à la seconde expédition de Quiberon, passa comme lui au service du Portugal en qualité de capitaine d’artillerie (13 mars 1797) et quitta comme lui Sa Majesté Très Fidèle le 12 octobre 1802. Il fut le 2 mars 1815 admis à la retraite de chef de bataillon.
L’oncle des deux Des Mazis, Henry Des Mazis de Fontenailles, né le 3 janvier 1744 et retraité pour cause d’infirmités le 4 mai 1783, après avoir servi vingt-cinq années, était devenu capitaine en second dans l’artillerie du royaume d’Italie et donna le 29 avril 1S07 sa démission de répétiteur à l'Ecole d’artillerie de Turin. Le 8 juin 1808 Napoléon lui permit d’accepter un emploi en Italie et de conserver en France sa pension de 500 francs; accordé, écrivait-il en marge de la lettre de Clarke qui lui soumettait le cas. Mais après le retour des Bourbons, la solde de retraite d’Henry Des Mazis fut rayée « pôur cause de séjour en pays étranger » (27 octobre 1814); une décision du 25 juillet 1815 la lui rendit lorsqu’il revint en France.
XCIV, Baudran.
François de Baudran, né le 17 juin 1770 au Maizeret (Calvados), pensionnaire à l’École militaire de Paris (13 octobre 1783), sorti de l’Hôtel le 12 octo-
bre 1786, après avoir été reçu le 16e sur 61 au concours des lieutenants eu second du l01' septembre précédent, premier lieutenant (l“r avril 1791), remplacé le 6 février 1792 pour avoir abandonné son emploi.
XCY. Fleyres.
Honoré de Fleyres, né à Rabastens d’Albigeois le 12 août 1769, élève à La Flèche, puis à l’École militaire de Paris (2 octobre 1784), devient élève d’artillerie le 1er septembre 1786 (le 38° sur 48), lieutenant en second le Ie1' septembre 1789 (le 13“ sur 41), lieutenant en premier le 1er avril 1791 au 3e régiment, ci-devant Besançon, et donne sa démission; il est remplacé le 18 mai 1792.
XCYI. Montagnac.
Louis-Gabriel de Montagnac, né à Nevers le 11 mai 1769, élève à l'École militaire de Paris (5 octobre 1784), reçu élève d’artillerie le 37e sur 48 (1er septembre 1786), parti de l’Hôtel le 19 novembre 1787, envoyé avec Laugier de Bellecour à l’École militaire de Pont-à-Mousson d’où il sortit le 11 novembre 1788 pour être élève titulaire à Metz, admis officier le 19e sur 41 (1er septembre 1789), lieutenant en second (29 décembre 1789), premier lieutenant (1er avril 1791), adjudant-major (1er avril 1791), second capitaine (18 mai 1792), est remplacé le 26 juillet 1792 après avoir abandonné son emploi. On le trouve à l’armée de Condé en 1793; il arrive le 29 juillet et part le 17 décembre suivant.
XCYII. D’Ivoley.
Jean-Claude d’Ivoley, né le 9 juin 1767 à la Roche, dans l’Ain, élève à l'École militaire de Paris (13 septembre 1783), sorti de l’Hôtel le 29 octobre 1785, élève d’artillerie, le 34e sur 49 (1er septembre 1785), émigre le 21 juillet 1791, se rend au cantonnement de l’artillerie à Grevenmaker, rejoint ensuite l'armée de Condé (1er août 1792), y fait la campagne de 1792 et celle de 1793, et reçoit du Régent le grade de lieutenant en second au corps royal (20 mai 1794). Au retour des Bourbons, il est lieutenant à la compagnie départementale de l’Ain (1er mai 1816), puis lieutenant à la légion de l’Ain (21 mai ISIS). Le 1er octobre 1818, il est admis à la réforme.