‹ La jeunesse de Napoléon (volume 3)Chapitre 52 sur 86 · XXXIX. Du Teil cadet (p · texte numérisé non relu

XXXIX. Du Teil cadet (p

Jean, chevalier Du Teil de Beaumont, né le 7 juillet 1738 à la Côte-Saint- André, surnuméraire au corps royal dans le bataillon de Fontenay (11 septembre 1747), cadet (9 novembre 1747), sous-lieutenant de canonniers au bataillon de Soucy (14 avril 1748), lieutenant en second de bombardiers (20 février 1756), lieutenant en second de canonniers (lel janvier 1757), lieutenant en premier (25 novembre 1761), sous-aide-major de la brigade d’Invilliers (11 juin 1762), ayant rang de capitaine (15 août 1763), aide-major au régiment d’artillerie de Grenoble (15 octobre 1765), capitaine de sapeurs au régiment d’artillerie de Strasbourg (26 février 1769), capitaine de bombardiers (1er février 1772), capitaine de canonniers (28 juin 1775), major au régiment d’artillerie de Toul (14 septembre 1776), détaché comme aide-major de l’équipage d’artillerie de l’armée rassemblée sur les côtes de Normandie et de Bretagne (1er août 1779), lieutenant-colonel au régiment d’artillerie de Metz (4 juillet 1784), puis au î égiment d Auxonne (4 octobre 1788), colonel-général de la garde nationale de Metz (14 mars 1790), colonel d’artillerie et directeur à Mézicres (Ie1' avril 1791), donne sa démission le 11 août 1791 et obtient une pension de retraite le 9 octobre de la même année. Mais il passait pour un chaud partisan du nouveau légime, c était Bouillé qui 1 avait éloigné de Metz; Dumouriez, devenu ministre, le recommandait avec instance ; Du Teil lui-même se vantait d’avoir empêché la guerre civile qui menaçait d éclater à Metz en 1790 à une époque où, comme il disait, tous les liens de la société étaient brisés entre militaires et citoyens, où les officiers avaient rompu leur abonnement et n’allaient plus au spectacle, au cabinet littéraire et au café. Il fut nommé le 25 août 1792 maréchal dé

NOTES ET NOTICES

camp d’artillerie et le 11 août 1793 général de division. Il commandait l'artillerie de deux armées, ceilc des Alpes et celle d’Italie, lorsque le Messin Boucbotle qui le connaissait, lui ordonna de se rendre à l’armée de la Moselle. Mais Doppet, chargé de la direction du siège de Toulon, voulut emmener Du Teil et, dit-il dans ses Mémoires, fit descendre avec lui de l’armée des Alpes cet excellent et ancien officier. « Les représentants et Doppet, écrivait Du Teil, m’ont donné une marque de confiance que mon zèle justifiera sûrement si ma trop faible santé n’y met pas d’obstacle; ils ont désiré me voir à la tète de l’artillerie qui doit réduire les rebelles de Toulon; je suis parti de Grenoble le 10 du deuxième mois (31 octobre 1793) et je marche avec Albitte et Doppet. » Les représentants Ricord et Saliceti reconnurent qu’il « avait bien servi au siège de Toulon et mérité l'estime et l’attachement des vrais républicains ». Dugommier le nomma un officier précieux qui avait parfaitement rempli scs fonctions et montré dans toutes ses dispositions beaucoup d’intelligence et de talents militaires. Néanmoins, le 19 janvier 1794, Du Teil fut provisoirement suspendu par le ministre de la guerre, sans doute comme noble et frère de Jean-Pierre Du Teil. Autorisé à prendre sa retraite (4 avril 1794) et pourvu d’une pension (16 novembre 1794), admis au traitement de réforme (24 août 1798), nommé inspecteur général chargé de l’organisation des bataillons auxiliaires de la 3e division militaire (2 août 1799), Du Teil reçut le commandement de la place de Lille (12 mars 1800), puis de la place de Metz (23 septembre 1800), et fut définitivement retraité par décret du 23 décembre 1813. 11 mourut à Ancy près de Metz, le 25 avril 1820.

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