XXXIII. La Cattonne (p
Jean-François-Innocent-Silvestre de La Cattonne, né le 28 décembre 1745 à Embrun, « écuyer, fils d’un général-vibalg de l’Embrunois et parent de M. de Beaumanoir, gouverneur des pages de la reine », aspirant (25 janvier 1762), élève (17 septembre 1763), sous-lieutenant (27 octobre 1764), lieutenant en premier (15 octobre 1765), capitaine par commission (Ier novembre 1774), capitaine en second (9 mai 1778), capitaine de sapeurs (5 avril 1780), de bombardiers (19 avril 1782), chevalier de Saint-Louis (31 janvier 1790), lieutenantcolonel (10 juin 1792), se brûle la cervelle le 2 décembre 1793; cf. Delachennl, Corresp. de Chépy , p. 351.
XXXIY. Danon (p. 160).
François Danon ou Dannon (lui-même emploie l’une et l’autre forme), né le 25 novembre 1731, entré au service le 16 mars 1755, sergent (15 octobre 1765), fourrier (1er juillet 1767), sergent-major (1772), vétéran (20 avril 1779), lieutenant en troisième (5 mai 1781), capitaine en second (11 septembre 1792), capitainecommandant (22 octobre 1793), chef de bataillon (8 février 1794), demanda sa retraite le 23 avril 1794 et l’obtint le 14 mai suivant. Il se retira à Valence. Il avait trente-neuf ans, un mois et sept jours de services et 11 campagnes : Hanovre (1757-1758); bombardement du Havre (1759); côtes de Normandie (1760- 1762); Corse (1764-1766); armée des Pyrénées-Orientales (1792-1793); armée de la Moselle (1794). Mais il n’avait pas deux ans d’exercice dans le grade au-dessus
NOTES ET NOTICES
de lieutenant et d’après la loi (art. 3 du titre 2 de la loi du 22 août 1790) il n’eut qu’une pension de 1050 francs. 11 obtint plus tard, sur sa demande, une place de capitaine de vétérans. Sa lettre à Bonaparte est du 13 août 1800. Le premier consul la renvoya au ministre de la guerre le 20 août suivant. Danon demandait « line place approchant son grade de chef de bataillon ». Le ministre lui répondit le 2 septembre : « L’acceptation de votre retraite depuis plusieurs années et votre existence actuelle dans les vétérans nationaux ne permettent pas d’avoir égard à voire demande, d’autant que le corps comporte déjà un assez grand nombre d’officiers supérieurs excédants. »
XXXY. Les Aurel (p. 161).
Pierre Aurel, imprimeur-libraire et officier municipal de Valence, chargé le 6 juin 1791 de dresser le catalogue des livres qui se trouvaient dans les maisons ci-devant religieuses de la ville et le 11 avril 1792 d’apposer les scellés sur la porte de deux chapelles, élu membre de la municipalité le 7 décembre 1792, fonde le 1er janvier 1793 le premier journal qui ait paru à Valence (La Vérité au peuple, journal des départements de la Drame et de l' Ardèche, qui compta trente et un numéros de 1793 à 1797), et achève en même temps d’imprimer un ouvrage dont le Conseil général du département avait ordonné la publication et l'envoi à toutes les communes : l’ouvrage de Milton, Défense du peuple anglais, « propre à éclairer sur la circonstance actuelle où se trouve la France ». Il meurt le 23 septembre 1793, et la Société républicaine décide que tous ses membres assisteront à ses funérailles.
Joseph-Marc-Emmanuel Aurel, fils de Pierre Aurel et do Madeleine Vernet, né à Valence le 13 janvier 1775, établit son imprimerie-librairie à la « maison des Tètes » (vendue comme bien national après l’émigration de la famille Marquet), et, nommé imprimeur en chef de l’armée par le représentant Àlbitte (19 juillet 1793), imprime le Souper de Beaucairc .