XXXVII. Sucy et Montalivet (p
Montalivet est assez connu (cf. la Notice sur le comte Jean-Pierre Bachasson de Montalivet, parle comte Camille Bachasson de Montalivet. Paris, 1867, in-8). Sucy est ignoré. Simon-Antoine-François-Marie de Sucy était fils de noble
Antoine - François chevalier de Sucy de Clisson. Il naquit à Valence le 19 juin 1764. Admis en 1776 à l’école royale militaire de Tournon, reçu grâce aux leçons de son professeur le P. Chapel à l’examen des élèves d’artillerie, le quatrième sur dix-huit, élève à l’école d’artillerie de Metz (lor août 1779), attaché par le comte de Bardonencbe comme second sous-lieutenant au régiment provincial de Grenoble, puis au régiment des grenadiers royaux de Lyonnais, autorisé par le roi à travailler dans les bureaux du chevalier de Sucy pour « se mettre à portée d’acquérir les connaissances relatives à l’état de commissaire des guerres auquel il se destine » (5 septembre 1786), élève commissaire des guerres (21 avril 1788), commissaire des guerres à département le 17 juillet 1788 douze jours après la mort de son père, commissaire-ordonnateur (13 juin 1795), ordonnateur en chef de l’armée d’Italie (8 octobre 1795), membre de la commission de l’armement des côtes de la Méditerranée (5 mars 1798), ordonnateur en chef de l’armée d’Orient (mai 1798), il mourut misérablement. Obligé de se rendre en France pour y prendre les eaux à la suite d’une blessure qu’il avait reçue dans les premiers jours de la campagne d’Egypte, il partit pour l’Europe. Il devait remettre au Directoire des lettres de Napoléon et renseigner le gouvernement sur la situation de l’armée. Le 16 décembre 1798, il quittait Alexandrie sur le bateau la Liberté. Mais il ignorait que Naples fît la guerre à la France. Le 2 janvier 1799, il relâchait à Augusta, en Sicile. Fait prisonnier, enfermé dans un lazaret, il fut le 20 janvier, à la fin de cette quarantaine, massacré par la populace. Clarke l’avait bien jugé (et sans doute d’après les notes de Bonaparte) dans son grand rapport du 20 novembre 1796 : « probe, a des talents et l’estime générale ». (Cf. Boulay de la Meurthe, Le Directoire et L'expédition d'Egypte , p. 261-262.)