LXVI. D’Anthouard (p
Charles-Nicolas d’Anthouard de Vraincourt, né à Verdun le 7 avril 1773, élève de l’École militaire de Pont-à-Mousson (1er octobre 1787), reçu le 23e sur 41 officiers au concours du l“r septembre 1789, lieutenant en second au régi-
NOTES ET NOTICES
ment d’Auxonne (30 juillet 1790), lieutenant en premier au régiment de Grenoble (1er avril 1791), capitaine au même régiment (18 mai 1792,', chef de bataillon (23 juillet 1798), colonel (5 juillet 1800), colonel du l01 régiment d’artillerie légère (30 novembre 1801), général de brigade (11 février 1806), aide de camp du prince Eugène (6 juin 1809), général de division (21 juin 1810), commandant en chef de l’artillerie du 4° corps (20 avril 1811), successeur de Junot dans le gouvernement des provinces illyriennes (16 juillet 1813), inspecteur général d’artillerie (21 juin 1814), disponible (19 avril 1841), mis à la retraite (17 avril 1848), mort à Paris le 14 mars 1852.
Son frère aîné Alexandre-Pierre-Louis fut également le camarade de Napoléon au régiment de Grenoble artillerie. Né à Verdun le 6 mai 1771, élève d’artillerie (lor septembre 1785), lieutenant en second au 4e régiment (1er septembre 1786), lieutenant en premier adjudant-major (1er avril 1791), capitaine (6 février 1792), capitaine-commandant de la 15e compagnie d'artillerie à cheval (15 avril 1793), il donne sa démission qui est acceptée le 18 septembre 1795 et rentre en activité (19 mars 1800). Condamné à cinq ans de fers pour dilapidations au fort de Pizzighettone par le conseil de guerre de Crémone (10 septembre 1800), acquitté par jugement du 17 juin 1801 et renvoyé à ses fonctions, il devient capitaine au 5e régiment d’artillerie à pied (16 août 1801) et chef de bataillon provisoire (21 mai 1802). Envoyé en Amérique où il fait les campagnes de 1803 à 1809, pris à la Guadeloupe et interné en Angleterre depuis le mois de février 1810 jusqu’à 1814, il regagne la France (juin 1814) pour être confirmé dans son grade de chef de bataillon (12 janvier 1815).
LXV1I. Les Songis (p. 183).
Le père des deux Songis était seigneur de Dosnon et président au grenier à sel d’Arcis-sur-Aube.
L’aîné des deux frères, Charles-Louis Didier, né à Troyes le 13 février 1752, aspirant d’artillerie à l’École militaire de Sedan (1er octobre 1768) où il fut surveillé durant son séjour par son oncle, le capitaine en second Lefebvre, élève d’artillerie (20 juillet 1769), lieutenant en second (17 mai 1770), lieutenant en premier (3 juin 1779), capitaine jiar commission (14 octobre 1783), détaché aux forges de Mézières d’ou il envoie son serment par écrit (3 juillet 1791), chel de bataillon (8 mars 1793), chef de brigade du 3° régiment d’artillerie (26 mars 1793), général de brigade et directeur d’artillerie à Lille (5 août 1793), général de division (19 août 1794), prit sa retraite le 5 juin 1801, fut quelque temps conservateur des forêts et mourut le 22 mars 1840 à Falaise.
Le cadet, Nicolas-Marie Songis des Courbons, né à Troyes le 23 avril 1761, élève d’artillerie (1er août 1779), lieutenant en second au 4e régiment, ci-devant régiment de Grenoble (18 juillet 1780), lieutenant en premier (3 octobre 1784), capitaine en second (3 juin 1787), chef de bataillon au même régiment (28 décembre 1793), chef de bataillon au 8° régiment (20 mai 1795), chef de brigade du 1er régiment d’artillerie à cheval (19 novembre 1797), général de brigade (18 mai 1799), général de division (6 janvier 1800), commandant de l’artillerie de la garde des consuls (20 novembre 1801), premier inspecteur général de l'artillerie (1er février 1804), mourut à Paris le 27 décembre 1810.