‹ La jeunesse de NapoléonChapitre 78 sur 109 · XCV. D’Ablincourt (p · texte numérisé non relu

XCV. D’Ablincourt (p

Charles-Fursy-Mathieu d’Ablincourt, né le 7 août 1767 à Ablincourt, diocèse de Noyon, fils d’un ancien capitaine au corps royal, élève d’artillerie (1er septembre 1783), lieutenant en second surnuméraire (1er septembre 1784), lieutenant en second (6 janvier 1785), second capitaine (1er avril 1791), remplacé le 11 septembre 1792 pour avoir abandonné son emploi, sert en émigration et fait les neuf campagnes de 1792 à 1801 tant à l’armée des princes qu’à celle de Condé et à l’armée anglaise, devient sous-préfet de Sarrebruck sous l’Empire (14 juin 1810) et de Montdidier sous la Restauration, obtient des Bourbons, outre la croix de Saint-Louis (13 août 1814), le grade honorifique de lieutenantcolonel (19 juin 1822) pour tenir rang dudit jour.

XCYI. Hédouville (p. 199).

Théodore-Charles-Joseph de Hédouville, élève de l’Ecole royale militaire de Rebais où il fut mandé le 25 mai 1777 (cf. tome I, p. 419), émigra et servit en Espagne. 11 rentra le 28 octobre 1800 et remplit les fonctions de capitaine-aide de camp du général Hédouville, son frère (25 octobre 1800), puis fut employé à la légation de France à Rome (5 février 1804-19 juin 1805). Son frère ainsi que le général Clarke voulaient se l’attacher; mais, comme on le verra par la pièce suivante, Hédouville, qui avait de l’expérience et connaissait les langues étrangères, consentait à se rendre partout où Napoléon le jugerait utile et désirait se vouer entièrement à la carrière diplomatique. 11 fut nommé ministre plénipotentiaire, avec traitement de 40 000 francs, à Pmtisbonne, près l’électeur archichancelier de l’Empire germanique (20 juin 1805-1“' juillet 1806), et ensuite, en la même qualité, à Francfort près du prince primat de la confédération du Rhin (Ie1’ juillet 1806-31 décembre 1813). La commission des émigrés le nomma chef de bataillon d’infanterie (7 juillet 1816). Mais il resta dans la diplomatie, et fut, sous la Restauration, commissaire du roi à Varsovie durant huit années (1er mai 1818-30 novembre 1826).

XCV1I. Lettre du général Hédouville en faveur de son frère (p. 199).

A Fontenay, le 5 messidor an VIII.

Le général de division , lieutenant du général en chef, au général Bonaparte, premier consul de la République.

Citoyen consul, mon frère Théodore Hédouville, votre contemporain à l’École militaire, est actuellement au service de l’Espagne dans l’artillerie génie; il n’a jamais porté les armes contre sa patrie et s’estimerait heureux si ses talents et scs services pouvaient lui être utiles; il n’est porté sur aucune liste d’émigrés. Je vous prie de vouloir bien faire mander au citoyen Alquier, ambassadeur de la République à Madrid, de lui faire délivrer un passeport pour venir me joindre. Vous comblerez ses vœux et les miens, et nous vous en aurons, citoyen consul, une éternelle reconnaissance.

Salut et respect.

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