CXIII. Sanseverino Peraldi (p
Sanseverino ou Séverin Peraldi, né à Ajaccio le 28 octobre 1750, fusilier au 1er régiment provincial corse (1er décembre 1773), caporal (1er mai 1774), sergent (1™ mai 1775), sergent-fourrier (1er décembre 1775), sergent-major (1er janvier 1777), lieutenant au 2e bataillon de volontaires corses, puis capitaine d’une compagnie franche corse incorporée dans la 104e demi-brigade qui devint par le sort la 85e (13 juin 1794), breveté vétéran (13 juin 1795), capitaine dans la 105e demi-brigade (29 mai 1799), capitaine dans la 85e par ordre de Suchet (13 août 1799), promu provisoirement chef de bataillon par Masséna au blocus de Gênes (19 août 1800) et confirmé dans ce grade (2 août 1801), commandant d’armes de 4e classe et mis à la disposition du général en chef de l’armée d’Italie (4 juin 1803), commanda successivement les places de Plaisance (6 août 1800), de Novare (2 septembre 1800), de Modène (10 mai 1801), de Porto Longone (il avril 1802), de Bergame (20 juin 1803), de Massa de Carrara (1er mars 1805), de Rovigno en Istrie (9 avril 1806), de Querson et les îles du Karner en Dalmatie (7 juillet 1806), de Pola en Istrie (21 juillet 1806), de Malamocco (21 novembre 1806) et de Mestre (28 mars 1807). Envoyé en Espagne le 18 janvier 1808 et employé au grand état-major général le 15 avril suivant, commandant d’armes à Hernani (19 août 1808), attaefié à l’état-major du 4° corps d’armée (9 juin 1809), commandant d’Hernani (31 août 1809) et de Mondragon (14 janvier 1810), envoyé à la 11e division militaire par ordre de Soult (22 octobre 1813), mis à la retraite (5 octobre 1814). Il avait été blessé au siège de Galvi, à Saint-Michel de Mondovi en Piémont et à l'affaire de Lodi.
CXIY, Jean Peretti (p. 254).
Jean Peretti, né à Olmeto (Corse) le 28 décembre 1760, entré au service le 1er mars 1792, élu capitaine au 2e bataillon de volontaires corses (22 mars 1792), chef de bataillon (16 janvier 1800), réformé au moment de la paix et mis à la suite delà gendarmerie (1er mars 1802), chef de bataillon provisoire au 4e bataillon d’infanterie légère corse (2 septembre 1803), confirmé dans ce grade par le premier consul (12 mars 1804), passé au service de Naples avec la légion corse dans laquelle son bataillon était incorporé (31 mai 1806), colonel commandant le fort de l’Œuf à Naples (17 septembre 1806), admis à la retraite au service napolitain (15 avril 1811), rentré en France (11 novembre 1814), cesse, comme étranger, de faire partie de l’armée napolitaine (à partir du 22 mai 1815), est réintégré au service de France dans le grade de colonel commandant d’armes et mis à la retraite (23 juillet 1817), mort à Olmeto le 12 avril 1818. Il avait fait, outre la campagne de Sardaigne, celle de 1805 en Italie et celle de 1806 à l’armée de Naples, et il s’était trouvé au siège de Gaete. Cf. sur son fils Antoine le Voyage de Valéry, n, 379.
CXY. Pierre Peretti (p. 254).
Pierre Peretti, né a Levie le 17 janvier 1754, capitaine adjudant-major au 2e bataillon corse (22 mars 1792), mis à la suite de la 85° demi-brigade de ligne en l’an IV, commandant de place à Porto-Veecbio en frimaire an V, adjudant de place à Vérone (18 juillet 1797), commandant de place à Crema (18 mars 1798), et à Monza (20 juin 1798), mis à la suite de la 85" demi-brigade (27 avril 1799), employé à Information des bataillons du Liamone (5 mars 1800), replacé à la suite de la 85e demi-brigade en l’an IX, puis à la suite de l’état-major général de l’armée d Italie (15 décembre 1800), commandant de place à Reggio et réformé à la fin de l’an IX, chef de bataillon avec jouissance du traitement de réforme (11 octobre 1801), commandant d’armes à Pizzigheltone en l’an XII et à Saeile jusqu’à la suppression de ce commandement prononcée par décret du 19 décembre 1807, reçoit l’ordre de se rendre à Bordeaux en février 1808 et ne rejoint pas sa destination par suite d’une fièvre ataxique qui le cloue à Saeile où il meurt.
CXYI. Certificat donné par Napoléon à Pierre Peretti (p. 254).
« Je certifie que le citoyen Pierre Peretti a servi en qualité d’adjudant-major du second bataillon des volontaires du département de Corse depuis sa création en 1792 et qu’il s'y est comporté avec républicanisme.
[sans date)
« Le général,
« Buonaparte. »