CHAPITRE X
. — LA coNQUÊTE pu PaALAIS-ROYAL + . , + . ,
Le public dans toute sa fureur apprend une nouvelle inouïe : Mr: de Genlis « gouverneur » des princes d'Orléans (4j janvier 1782). — L'insolente fortune d'une petite demoiselle de ‘province, Etiennette-Félicité Ducrest. — La provision de talents d’une jeune artiste de société, — Le mariage inespéré (8 novembre 1763). — La comtesse de Genlis conquiert sa bellefamille et entre au Palais-Royal. — La rage encyclopédique d’une jolie femme savante : leçons et relations profitables ; le prix du temps. — Institutrice et conseillère de la duchesse de Chartres, elle subjugue le duc. — Une correspondance amoureuse (juillet 1772): Mu- de Genlis peinte par elle-même. — L’amante passe, sans trop de regret, au rôle plus sûr d'Egérie : lettres de l'été 1773. — Son influence au Palais-Royal lui sert
à pourvoir les siens et à pousser sa célébrité. — L'ordre che-
valeresque et académique de la Persévérance ; la devise de la fondatrice : Pour éclairer, je me consume ! — Voyages et présentations. — Ses succès ‘d'auteur dramatique la préparent à-son rôle d'institutrice.
LE CDOUXSEMPIRE d'Air er Ne
Un grand jour : l'entrée à Bellechasse (juillet 1779), ermitage de l'ambition. — Le logis de la pédanterie ; la gouvernante :régehte toutes choses, le détail du ménage comme celui de léducation. — Ses titres littéraires : Théâtre d’éducalion à d'usage des jeunes personnes. — Le premier volume paie la libération des frères de Queissat ; M"° de Genlis, émule de Voltaire. — Les idées du duc de Chartres sur l'éducation des princes. — Les travers du chevalier de Bonnard. — « Pourquoi pas ?.. vous serez leur gouverneur ! » — La lettre toute chaude au ‘cardinal de Bernis (4 janvier 1782). — Ce « gouverneur » extraordinaire s'applique à mériter et à justifier la singularité de sa charge gratuite. — Ingéniosité de son système pédagogique. — L'enseignement par l’image. — Alternance des arts et des métiers ; voyages et leçons de choses ; une perpétuelle morale en action. — Un emploi du
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