‹ La jeunesse de Stendhal (volume 3)Chapitre 112 sur 162 · Corr., I, 15, 19 ; Jour, dit · texte numérisé non relu

Corr., I, 15, 19 ; Jour, dit

2. II ne faut pas discuter de trop près la phrase de sa lettre à Balzac {Corr., III, 258) : « A dix-sept ans, j'ai failli me battre en duel pour la cime indéterminée des forêts de Chateaubriand, qui comptait beaucoup d'admirateurs au G* de dragons. » Beyle a passé les dix-sept ans, et il n'est plus, ou pas encore, au 6® dragons.

.1. Jour, dit., 20.

4. Jour, d'il., 13, 15, 17, 18. Cette traduction existe à la bibliothèque de Grenoble, R 589G, t. XIV. Il en commença une seconde version ; mais il s'arrêta celte fois à la dixième scène. (Bibl. de Gren., R 302, cahier de 24 pages.)

LA CARRIÈRE MILITAIRE d'hENRI BEVLE 169

le livret était tiré de l'Arioste, il conçoit le projet d'en faire c une belle tragédie », et aussitôt bâtit son plan ^.

Entre temps, pour s'encourager, il relit ce Selmours, qu'il avait fait et refait, en prose, en vers, quand il vivait encore à Grenoble. Et il en est assez content "".

Aussi bien ne croit-il pas sentir en lui la fécondité débordante et le caprice du génie ? L'inspiration le saisit à l'improviste, en voyage, ou dans la rue ; les idées de pièces surgissent sans cesse dans son esprit : et, pour ne point les perdre à mesure, il en esquisse le plan aussitôt. A Reggio, le 16 ventôse an IX, il fait le canevas d'une ( comédie en 5 actes et en prose », les Quiproquos ^ : Crispin et son maître Yalcre rencontrent, aux environs de Naples, une Italienne toute aimable, qui se nomme Juliette, et quelques Italiens fripons. L'un d'eux prétend se faire agréer de l'héroïne, dont Valère est déjà épris. Et cela conduit à maintes intrigues, méprises et coups de théâtre, jusqu'à la dernière scène, où, comme il convient, Valère finit par épouser Juliette. Beyle en est encore, on le voit, à V Etourdi de Molière.

Mais la comédie ne lui sufTit pas, il prétend rivaliser avec Corneille ou Racine, et, sur le même cahier où il a écrit les Quiproquos, il note le projet d'un Ulysse, « tragédie en cinq actes et en vers », qui devait être « presque toute faite avec des passages d'Homère * ». Puis c'est une tragédie moyen-âgeuse, le Soldat croisé revenant chez ses parents. Comme l'auteur de Mérope et de Zaïre, Beyle

1. Jour, d'il., 2S, 29. De même pour l' At-'enlurier noclurne, de Fedcrici (9,29).

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