‹ La Jeunesse de Stendhal (volume 4)Chapitre 160 sur 369 · Préface de l'édition de · texte numérisé non relu

Préface de l'édition de

3. Programmes des cours de L'Ecole centrale du département de l'Isère, pendant l'an VI de la République française, une el indivisible, Archives de Grenoble, LL 223. \

rendue sensible, ou à l'oreille par des sons, ou à l’œil par des caractères. Le Professeur, d’après la Grammaire générale de Lancelot, celle de Beauzée, de Dumarsais, de Condillac, l’'Hermès d’'Harris, etc., considérera d’abord le discours dans ses plus simples éléments qu'il suivra par degrés jusqu'aux dernières combinaisons qui en sont le résultat . Dans ce développement successif et raisonné des principes généraux de la Grammaire, principes fondés sur la nature des choses, et par là communs à tous les idiomes existants ou même possibles, il s’attachera surtout à en faire des applications particulières à la langue française.

Le cours sera terminé par une analyse raisonnée du Traité des Tropes par Dumarsais ?. »

Ainsi l’abbé Gattel élargissait autant que possible l’étude de la grammaire, et y faisait entrer, comme le voulait Tracy, l'idéologie et la logique. Le Procès-verbal de la distribution des prix faite en l’an VI À le déclare du reste en propres tèrmes :

« La grammaire générale est la science raisonnée des principes généraux et immuables du langage... : son étude a pour base celle de la logique, ou plutôt elle n’est ellemême qu’une logique véritable... La justesse que cette étude communique à l'esprit, l'habitude qu’elle lui donne, de combiner ses idées et de les comparer entre elles, lient intimement cette science aux mathématiques, et par cellesci à toutes les sciences exactes 4 ; elle tient aussi par des nœuds aussi étroits... à la métaphysique dont elle nous fait connaître tout ce qu'il est utile d’en savoir 5... »

1. Les Programmes pour l'an VIII (Arch. de l'Isère, L 378) sont sur ce point plus explicites : l’abbé Gattel étudiait successivement, 1° les éléments de la parole, les sons ; 2° les « éléments de l’oraison », substantif, verbe, etc. ; 39 la syntaxe.

2. On voit combien les cours de Dubois-Fontanelle et de l’abbé Gattel étaient mal délimités ; ils empiètent l’un et l’autre sur leur domaine réciproque.

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