Cf. id
poing ^ ». On enseignait au jeune Beyle à le considérer pieusement. « On disait toujours : M. de Voltaire, et mon grand-père ne prononçait ce nom qu'avec un sourire mélangé de respect et d'affection 2. »
Mais, par tolérance, il laissa fréquenter chez lui la gent dévote, que lui amenaient sa fille et son gendre^ ; et, par faiblesse, en vieillissant, il prit lui-même un peu leurs idées. Stendhal suppose aussi que ce père inconsolable fut gagné par une religion lui promettant qu'il reverrait un jour sa fdle chérie *.
Pourtant, jusqu'à la fm, on retrouve encore dans son langage le déiste à la façon de Voltaire, mais de Voltaire tempéré par l'archevêque de Cambrai. Dans une lettre inédite, il engage son petit-fds, en ce temps-là fort troublé, à chercher des consolations dans une religion « épurée ». Le mot n'est pas très orthodoxe. « Ce n'est pas, ajoute-t-il, que je voulusse faire de toi un capucin, mais un honnête homme selon Dieu et selon les hommes. » Et il lui recommande de lire le Traité de Vexistence de Dieu, par Fénelon 5.
Chez Henri Gagnon, le médecin, l'homme politique, l'homme du monde, n'étaient que les formes extérieures auxquelles obligent le métier et les nécessités sociales ^.