SCENE VI. . i
Les Mêmes, ISIDORE, JULES.
ISIDORE, du dehors. '
Quand je vous dis qu’on ne peut pas monter... Qu’on ne monte pas.
JULES, du dehors.
Moi ! c’est moi, Reboussin !
ISIDORE, entrant avec Jules.
Mais je vous dis I...
MARTHE et Là COMTESSE.
Jules !
JULES, voyant Mavthe.
Elle I... Acquitté... Cette nuit... Oui, acquitté !
MARTHE
Vous!
JULES
Acquitté !... Pour que vous me pardonniez, Marthe ! (Il tombe à ses pieds ensanglottant.)
ISIDORE, à Reboussin. • -
C’est le jeuue homme aux boucles d’oreilles qui demandait votre adresse.
M“* CATBLIN,
Monsieur de Saint-Evremond?
ISIDORB.
1,11 se nomme Saint-Evremond? Comme le condamné qui se faisait appeler Blavigny î
Marthe, regardant du côté où était la Comtesse.
. < Monsieur de Saint-Evremond... Monsieur...
LA COMTESSE, qui est passée auprès de Marthe. Silence!... Aimez-lebien, Marthe, aimez-le bien! [ÆUe s’éloigne, et sort avec Madame de Morval.)
MARTHE, relevant Jules et se jetant dans ses bras.
Jules ! Ah- Jules ! Est-ce bien vous? M’êles-vous rendu ?
• JULES
Oui, Marthe^ pour vous aimer, pour ne plus tous quitter, pour travailler avec vous, comme vous... J’ai un ét; t, Marthe^.. Cette intelligence n’est plus stérile, ces mains ne sont plus impuissantes. J’ai un état 1 j'ai le bonheur ! j'ai la liberté ! .
MARTHE
...;Un état, monsieur Jules! Vous iriez, comme moi, à l’atelier ?
i • • ' JULES.
, Pourquoi pas? Franklin y a bien été.
MARTHE
Qu’est-ce que Franklin ?
JULES
Un pauvre ouvrier imprimeur qui a donné la liberté à l’Amérique, et sa sagesse au monde entier.