‹ La jeunesse doree drame en cinq actes et neuf tableauxChapitre 32 sur 100 · ACTE II, TABLEAU III · texte numérisé non relu

ACTE II, TABLEAU III

GRANDCHAHP.

Comment!

JOSEPH

Un jeune homme, une sorte d’ouvrier l’accompagne.

GRANDCHAMP

Il faut s’en débarrasser.

JOSEPH

J’essayerai. {Joseph passe dans le salon.)

AGRNE 111.

M“« DE SAINTE-HTLDEGONDE, BLAVIGNY, venant ensemble du salôn, GRANDCHAMP.

DE SAINTE-HILDEGONDE

Monsieur de Château-Renard m’avait annoncé votre visite, monsieur le vicomte.

BLAVIGNY.

Il a bien voulu être mon introducteur auprès de vous, madame la marquise; je sens que je lui dois de la reconnaissance.

DK SAiNrc-HiLDEGONDE, présentant Grandchamp.

M. le comte de Grandchamp.

BLAVIGNY.

Neveu de M. le général comte de Brennes, je crois? {Jl salue.)

GRANDCHAMP

J’ai l’honneur d’être connu de vous, monsieur?

BLAVIGNY.

Beaucoup... de nom, comme tout le faubourg Saint-Germain. Attendez donc, est-ce qu’il ne s’est pas remarie le général de Brennes ?

GRANDCHAHP.

En effet, monsieur.

M“* DE SAINTE-HILDEGONDE

Oui, vraiment... (en riant) et sans consulter ses neveux.

BLAVIGNY.

Les oncles sont bien trop égoïstes pour cela. J’ai entendu parler de ce mariage; j’étais à Lisbonne... non, à la Louisiane... point, c’est k Bagdad que j’étais... à Bagdad ou k Québec, qu’importe? Il y a cinq ans... une femme charmante, beaucoup plus jeune que son mari... ce qui ferait présumer qu’elle a pris sur lui un grand ascendant... beaucoup trop grand pour des héritiers.

GRANDCH.VMP.

Vous avez de la pénétration, monsieur.

BLAVIGNT.

J’ai vécu.

ONE VOIX, annonçant au salon.

Monsieur le chevalier Paul 1 {Blavigny fait un mouvement involontaire de surprise.)

DE SAmTE-HILDBGOITDB.

Est-ce que vous connaissez le chevalier ?

blavignt.

lel 'ai aperçu une fois... dans le monde.

de SAITTE-HILDEGONDE.

C’est un original fort bizarre dans sa toilette : tantôt élégant jusqu’à la recherche, tantôt simple jusqu’au délabrement.

BLAVIGNY.

Un caractère singulier.

M'"* DE SAiNTE-iULDEGONDE , allant au devant du chevalier Paul

qui entre.

Vous arrivez bien tard, monsieur le chevalier. [Après avoir salué la marquise, le Chevalier aperçoit Blavigny. Tous deux sourient et se saluent.)

M“® DE SAiNTE-HiLDEGONDE, bas à Blavigny.

Que vous disais-je? il n’est pas dans ses beaux jours.

BLAVIGNY , de même.

Non ; voilà une mise de peu de valeur. (A part.) J’en sais quelque chose, trois francs.

soEnrx] IV.

Les Mêmes, f.E CHRVAUl R P \UL, LE PRINGEi DE MENZI- K ARKOFF, LE SECRÉTAIRE DU PRINCE.

M“* DE SAINTE-HILDEGONDE, à Menzikarkoff qui vient d’entrer. Vous n’avez pas trouvé de place au jeu, prince? toutes les tables sont occupées. Mais en voici une... un de ces messieurs fera votre partie. {Le secrétaire du prince lui explique ce que rient de dire Af™* deSamte Hildegonde. Le Prince sourit gracieusement et fait un signe de tête qui indique qu'il a compris. Il se place à la table de jeu accompagné de son secrétaire . Le chevalier Paul lui fait vis-à-vis.)

GHANDGHAMP, qui depuis quelques instants se tient au fond, adossé à la cheminée, bas à 7lf“* de Sainte-Hildegonde.

Vous savez ce dont nous sommes convenus... tâchez que cette soirée ne se prolonge pas trop.

DE SAINTE-HILDEGONDE

Je viendrai vous prendre, messieurs, si nous manquons de danseurs. [Elle rentre dans le salon.)

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