ACTE III
UATHILDB.
Ne crçlins rieç.
MADAME HUGUET
Sois gentille,
Au contraire.
MATHIIiDE.
Ahl non, noni
MADAME HUGUET
Pourquoi donc, mon enfant?
Est-ce en se gendarmant toujours qu'on se défend? La vertu qui sourit sied bien aux lèvres roses.
MATHILDE, tr&s -sérieuse.
Il ne faut pas jouer avec certaines choses.
MADAME HUGUET; graycmeoi.
Vraiment? — Si c'est ainsi , tu fais bien , bats-lui froid.
MATHILDE
C'est mon intention, chèi*fe mère, et mon droit.
MADAME HUGUET
Ajoute : et ton devoir. — Ma pauvre sensitive ! J'avais depuis longtemps prévu ce qui t'arrive.
MATHILDE, à part.
Oue m*arrive-t-il donc?
MADAME HUGUET
Je le savais bien , moi , Que cet agriculteur n'était pas fait pour toi. Que tu ne l'aimes plus, je le comprends de reste! Mais fût-il cent fois plus pesant, plus indigeste, Je te dirais encor comme je te le dis :
Songe que son honneur est celui de tes flis.
Courage, mon enfant: notre rôle est immense I Où le bonheur finit, notre vertu commence.
MATHILDE
Courage, son honneur, le bonheur, la vertu... Quel galimatias de tout cela fais- tu?
J'adore mon mari.
MADAME HUGUET
Ton maril tu plaisantes?
MATHILDE
Nullement
MADAME HUGUET, se levant.
Qu*est-ce donc alors que tu me chantes ?
Du moment que ton cœur est si bien prémuni, User et s'amuser d'un fat c'est pain béni.
C'est en tirant parti d'une pareille offense Qu'une femme d'esprit sait en tirer vengeance. Que te demande-t-on d'ailleurs? Tout simplement De laisser le plaîsir de se croire charmant A ce pauvre bonhomme.
Il me semble inutile De faire aucun plaisir à ce vieil imbécile.
Je le trouve plaisant, ce galant très-peu vert. D'oser ne pas me croire amoureuse d'Hubert; De se le figurer ainsi qu'un pauvre sire, A qui le ridicule irait comme de cire!
Je ne veux pas l'aider dans cette opinion.
MADAME HUGUET
Au jugement. d'un sot tu fais attention?