ACTE III
MADAME HUGUBT.
Ces jeunes gens 1 toujours quelque soin les réclame, - S'il s'agit de rester près d'une vieille femme 1 Tenez, c'est très-vilain; je veux vous faire affront. Vous êtes tous taillés sur le même patron I
MAMIGNON, flatt<J.
Mais madame...
MADAME HUGUET
Je sais que votre ami Philippe.
A ce travers du temps comme vous participe ; Je l'en gronde souvent, mais ne le reliens pas. Allez à vos plaisirs, allez, enfants ingrats.
MAMIGNON.
Je vous jure, madame...
MADAME HUGUET, se leyant.
Oh 1 je ne vous demande Aucune confidence après ma réprimande.
Mais pour moi, si j'étais un mari, je sais bien Que je vous fermerais ma porte, cher vaurien.
MAMIGNON, à part.
C'est bon signe déjà que la mère me craigne.
SI la migraine était un mensonge de« duègne?
MADAME HUGUET, à part.
Il s'en ira charmé de lui-même: il suffit.
Haut.
Tenez, je prends pitié de votre air déconfit. Adieu.
Elle lui tend la main MAMIGNON, à part.
Si par hasard Mathilde allait paraître,
Je me sens d'une audace à lui glisser ma lettro.
Haut-
Vous croyez qu'on m'attend ?
MADAME HUGUBT.
Oui , mon cher Mamignon,
Je le crois.
MAMIGNON, te rassejant.
En restant, je vous prouve que non.