‹ La jeunesseChapitre 43 sur 84 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, moins CYPRIENNE.

UAMIGNON, saluant pour s'en aller.

Madame...

HUBEET.

Vous fuyez?

HAMI6N0N, lui scrrAnt la main.

A revoir,

HUBERT

Non, adieu; Car nous partons demain.

,.MAMIGNON.

Demain?... quoi !.. vous... bon Dieu I Si vite! , •

A part.

Maudit soit. Je départ qui m'évincel

HUBERT

Vous ne saviez donc pas que je vis en province?

HAMIGNON,

Je vous croyais ici pour la saison au moins.

HUBERT

Diable, mon cher monsieur, et mes blés ? et mes foins?

MAMIGNON.

Je suis abasourdi , monsieur, de la nouvelle.

A madame Huguct. ,

La séparation doit vous être cruelle.

MADAME BUGUET

Non, je pars avec eux.

MAMIGNON.

Vous nous quittez aussi?

Voilà Paris désert !

MADAME HUGUET

Le mol est doux; merci.

MAMIGNON, à part.

Parbleu, je suis bien bétel II faut que Ton m'invite!

Haut.

Que je voudrais, madame, être de vqjre suite, Et pouvoir respirer l'air des champs près de vous !

HUBERT

Bah 1 vous vous ennuîriez dans ce pays de loups.

MAMilGNON.

Quoi qu'il en soit, je vois partir toute ma joie Pour ce vilain pays. — Est-ce loin?

HUBERT

Près de Troye.

MAMIGNON.

En Champagne? ■

HUBERT

Oui , monsieur. L'autre a péri , dit-on.

MAMIGNON.

Palsambleu ! la rencontre est plaisante !

-HUBERT

En quoi donc ?

MAMIGNON.

J'y dois aller moi-même avant peu. Mon notaire

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