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SCÈNE lil

PHILIPPE, .eal.

J'approche... arrêtons-nous sous ce bois un moment. Je suis comme enivré d'air et de mouvement; Il semble, traversant les campagnes sonores, Que le printemps pénètre en moi par tous les pores I Tout le long du chemin les beaux jours oubliés Comme un vol de perdrix se levaient- sous jnes pieds; Ici même, oui, c'est là, je reconnais la place, • C'est là qu'un soir d'été Cyprienne un peu lasse... Comme elle se troubla lorsque je la surpris Baignant dans le flot clair ses petits pieds meurtris I Ce jour fit dans mon cœur une métamorphose.

Et je crois voir encor dans l'eau ce marbre rosel... Est-ce pour m'accuser de lui manquer de foi Que ma jeunesse ainsi se dresse devant moi ?

Hélas! il est trop tard, laisse-moi, doux fantôme I Aux basses régions j'ai choisi mon royaume.

— - Allons I pas d'élégie 1 en route. Le priatemps . N'est pas un conseiller à prendre en notre temps.

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