MADAME DES AUBIERS, BLANCHE, OCTAVE, MATIHILDE
[Si]
Madame des Aubicers est assise sur la chaise longue ; Blanche est pres d'elle, assise sur le pouff, faisant face au public; toutes deux 10 travaillent au même morceau de guipure : Octave, assis sur le canapé
du fond à droite, tient un livre, mais il nelit pas, il regarde Mathilde
la vec inquiétude ; celle-ci, assise devant une table, près de la fenêtre, Ædcssine. Les trois femmes sont en deuil. Un silence...jeu muet — Madame des Aubiers, rêveuse, laisse tomber son ouvrage : elle reste 15 immobile et des larmes coulent de ses yeux. Blanche la regarde tristement, elle se lève, essuie les larmes de sa mère, elle l’embrasse, puis
lle va près d'Octave qui se lève.
cette nuit!...
partis depuis hier 20
BLANCHE
t tous natin !
Quel temps affreux, nos pauvres pêcheurs,
OCTAVE, Ils sont rentrés dans le port... Je les ai vus, j'étais sur la jetée,
MATHILDE, à elle-méme, regardant à l'horizon. Autrefois, au bruit de la tempête, je frissonnais, je pensais à lui, et je tremblais!.., Aujourd’hui, que ii üaportent les dangers et la tempête !...
MME. DES AUBIERS, à celle-inéme. Hélas! plus meme d'inquiétude ! |
OCTAVE, Le vent était si violent qu'il ax brisé le grand anat devant la cabane de la Gervaise, votre voisine,
BLANCHE, bas à Octare. Chut! ne parlez pas de la Grervaise devant maman, Elle aussi à perdu son fils ; voila deux ans qu'elle n'a eu de ses nouvelles,
OCTAVE, bas &@ Blanche, Ah T la veuve du maître pilote, elle avait un fils ?
BLANCHE, bas à Octave, On croit qu'il à péri dans le naufrage @e l'AHnplhitrile. Ne parlez jamais de cela ici... le nom seul de la Gervaise fait pleurer maman... cela lui rappelle...
OCTAVE. Je comprends... cher Adrien !,.. mon uni d'enfance...
MATHILDE. Mourir à vingt-trois ans, après le
OCTAVE, Quand déjà nos savants appréciaient ipwitance de ses travaux et de ses découvertes |
I va s'asseoir sur le canapé, à gauche,
qui s'est opprochée de Mathilde, regar-
portrait. Oh! c'est bien luif c’est son:
zard,,, son air fier!.,, Prends garde que voie, ce portrait il est si ressemblant, ial, Mon pauvre frère!,,, Tu
és donc toujours ?
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