‹ La joie fait peur [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 56 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

OCTAVE. Ma vue lui fait mal.

NOEL, finement. Votre vue ne fait pas mal à tout le monde,

OCTAVE. Que voulez-vous dire ?

NoEL. Je veux dire qu'il y a des personnes auxquelles votre vue est agréable... à moi, par exemple... à madame... à mademoiselle Blanche... c’est ça une aimable fille !... on ne la loue pas dans les journaux, dans LA VIGIE, mais...

OCTAVE. Oui, je crois qu’elle sera très belle,

NoEL, à part. Sera!... Il lui faut des femmes belles tout de suite... [l ne se doute pas que notre petite Blanche l'aime,

OCTAVE. Elle a déjà beaucoup d'esprit.

Noër. Et de l'instruction! et si gaie, quand elle n'a pas de chagrin!... Ah! celle-là, si quelqu'un voulait la consoler, elle ne lui dirait pas des sottises. (Octave garde le silence.) (A part.) Ilne comprend pas... il ne voit rien, Ah! on «à bien raison de dire que l'amour est aveugle... il l’est » pour toutes choses,

… OCTAVE, se levant. Noël, je serai à Paris demain.

… No. Demain?

OCTAVE. Si mademoiselle de Pierreval était malade, si madame Des Aubiers avait besoin de moi, écrivez-moi,

. NOEL. Consoler, distraire trois femines au désespoir, c’est une rude tâche, et maintenant que À me voilà seul !...

OCTAVE. Vous pouvez compter sur moi; j'ai été élevé dans la maison avec votre cher Adrien, -et quoique je ne sois pas de la famille, ,,

NOEL. Oh!il y a plusieurs manières d’être de la -fumille.

FE] en

OCTAVE. J'en suis par le cœur, par le choix, pat le souvenir.

NOEL, à part. Qu'il est bête !

OCTAVE. Adrien me traitait en frère, je serai pour sa mère un fils.

NoEL. Mais, c’est tout ce que je demande,

OCTAVE. Faites que je puisse partir ce soir.

Il sort.

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