SCÈNE VIN
bien malade, que le bonheur de me revoir te parait si dange-
2 reux pour elle?
4 NOEL
| Très-malade.. Oh! je ne suis plus inquiet... c'était le chagrin… le bonheur va la guérir; mais, pour cela, il ne faut pas qu'il la tue du premier coup. Oh! ce premier moment sera terrible !.…. de ne sais... je cherche. Me voilà aussi tourmenté que le jour où je lui ai appris votre mort. Elle est restée trois heures sans connaissance... et pourtant je l’avais amenée tout doucement.…
n’envoie
Pauvre mère! Oh! qu'il me tarde de l’embrasscr! Tais-toi donc! tu me fais peur.
ADRIEN
Zu crois que la joie?
NOEL
Je crois qu’à votre vue elle tomberait morte. voilà ce que je crois... I faut absolument que votre sœur...
neur!.….
ADRIEN
Oui, Blanche nous aidera. Qu'il y a longtemps que je ne lai vue! comme elle doit être jolie à présent!
NOEL
Elle était jolie , elle l’est encore ; mais depuis votre mort el’e pleure tant!
se, quelntré quel-
ADRIEN
Chère petite sœur ! Et mademoiseile de Pierreval?
ne veniez NOEL.
Elle est ici.
motion est | Le ADRIEN.
Mathilde est ici!
Heureuse- NOEL,
>s pauvres tit a pet, 1e, vois-tu, 1pporter...
e est donc
Depuis votre mort elle n’a pas quitté la famille,
ADRIEN
Oh! Noël , que je suis heureux! (1 lui saute au cou et l'embrasse.)
Elle m'aime donc torjours ?
NOEL
Elle fait votre portrait et elle pleure! va-t-elle être contente !.…
ER mare
PR TS 2 es EU OR
Oh! oui... mais il ne faut pas l’épouvanter non plus; celle-là, c’est un autre genre, elle deviendrait folle. Oh! mon Dieu, mon Dieu ! qu'est-ce que je vais faire de mes femmes? comment leur apprendre? comment les avertir ?.. je m'y perds, je n’y suis plus... je.
ADRIEN
C'était pour éviter tout ce trouble, que je t'avais écrit; en arrivant au Havre, j'ai su que la nouvelle de ma mort était répandue dans le pays, et c’est toi que je chargeais de dire à ma mère...
NOEL, écoutant.
Chut !.…
ADRIEN
Quel malheur que tu n’aies pas reçu cette lettre!
NOEL, Silence donc! c’est elle !
ADHIEN.
Qui?
NOEL
Madame !
ADRIEN
Ma mère!
NOEL
C'est son pas fatigué et languissant.… elle s'arrête à moitié de ù l'escalier. c'est elle !.. où le cacher ?... E « ADRIEN. n Dans ma chambre. (11 court vers la petite porte à gauche. )” . NOEL,
Madame a la clé... on n'entre plus dans cette chambre!
ADRIEN
Sur le balcon.
NOEL
Dehors! on vous verrait. Le verrou... le verrou... non... cela l'inquiéterait, elle insisterait pour entrer... ah! barricadons la porte. vite, vite, aide-moi,
(ll tire le canapé de droite et le place devant la porte, aidé d'Adrien ,
il met ensuite un l'auteuil devant le canapé.)