SCÈNE XIII
MADAME DES AUBIERS, BLANCHE
MADAME DES AUBIERS, sans voir Blanche.
Que je souffre! Tant mieux! le supplice sera moins long.
(Elle s'assied sur la chaise longue.)
BLANCHE, s'approchant.
Vous voilà, maman... comment êtes-vous? Cette course vous a fatiguée, je le vois.
MADAME DES AUBIERS
Ah l'tu étais 117... je ne t'avais pas vue.
BLANCHE
J'étais sur la balcon. Ah! maman, vous êtes päle... vous avez encore bien pleuré!
J'ai prié.
BLANCHE, à part.
Oh! je ne peux plus la voir pleurer, je n’ai plus de patience.
MADAME DES AUBIERS
Octave était avec nous; je n'ai pu dire à Mathilde ce que je voulais lui faire comprendre. 11 faut tant de ménagements avec elle! Ne trouves-tu pas, ma fille, qu'elle est tous les jours plus irritée ? N’es-tu pas comme moi inquiète de Mathilde?
BLANCHE, distraite.
Oui, maman, très-inquiète..
MADAME DES AUBIERS
Il faut absolument qu'elle retourne chez son père... Je n'ai pas le droit de m'emparer de son avenir... Elle doit se consoler, elle. aucun lien ne l’engage. La douleur constante, les regrets éternels n’appartiennert qu'o nous.
BLANCHE, à part.
Oh! que je voudrais répondre!
MADAME DES AUBIERS
Qu’as-tu donc ? Tu n’en veux point à Mathilde, n'est-ce pas? BLANCHE.
Moi ? Non, maman,
MADAME DES AUBIERS
Tu n'es pas fàchée que nous soyons allées sans toi à l’église?
BLANCHE, vivement.
Non, au contraire, je suis bien contente d’être restée à la maison.
MADAME DES AUBIERS, à part.
Ah! Octave! cette idée me trouhle.. on étouffe ici! (Haut) Pourquoi as-tu fermé la fenêtre ? Ouvre-la, Blanche,
BLANCUE, regardant la fenttre ouverte.
La fenêtre! Mais, maman, elle... Ah! c'est vrai, je l'avais fermée par distraction. (Elle court à la fenttre ouverte et fait semblant de l'ouvrir. — A part.) Comme elle est oppressée!., Je n’ose encorc rien lui dire.
soufl (Elle
Ce coul ne s