‹ La jolie parfumeuseChapitre 10 sur 53 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ROSE, HA VOLET, LA JULIENNE, Dames et Demoiselles, au fond.

HAVOLKT.

Enfin, ma petite femme, je t’ai donc seule un moment.

Oui, mais tu vas rester tranquille !

LA JULIENNE, du fond.

Ou sinon je m’en môle, moi 1

BAVOLET

Oh ! vous, vous ne me faites pas peur !... Rose, n’estce pas que tu m’aimes?

ROSE

Et vous, monsieur.

BAVOLET

Moi je t’adore.

ROSE

Eh bien, puisque vous m’adorez... faudrait quo jo sois bien malhonnête pour ne pas en faire autant.

[BAVOLET

Oh ! ma chère petite femme ! (n l'embratte.)

LA JULIENNE, descendant.

Hé! là-bas! (Les séparant.) Ah ! décidément je vais me fâcher... A-t-on idée d’une tenue pareille?... des gens qui dans deux petites heures...

Deux petites heures... elles ne sont pas petites, celles là... allez.

LA JULIENNE

Et qui n’ont pas une demi-heure de chemin à faire pour rentrer chez eux.

ROSE

Une demi-heure ou trois heures!... ça., on n’a jamais pu savoir.

BAVOLET, « part.

Nous y voilà.

IA JULIENEE.

Comment ?

ROSE

Dam, ma chère Julienne, tu vois une mariée sans domicile, une femme qui ne sait pas encore à l’heure qu’il est où elle demeure.

LA JULIENNE

Bah ! vraiment ?

BAVOLET

Oui, c’est comme ça !

ROSE

Une vagabonde, quoi ! on pourrait m’arrêter, car monsieur seul sait maintenant où j’habite.

BAVOLET

Oui, et je ne le dirai qu’à onze heures! •

LA JULIENNE

Tiens... c’est une surprise?

BAVOLET

Oui... uue surprise.

rose.

Mais, au moins, demeurons-nous près du magasin ?

BAVOLET

Je ne sais pas.

nosE.

Pourrai-je mettre toutes mes fleursà la fenêtre?

BAVOLET

Je ne sais pas ; c’est une surprise.

ROSE

Ah I le petit monstre!

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