SCÈNE IV
ROSE, HA VOLET, LA JULIENNE, Dames et Demoiselles, au fond.
HAVOLKT.
Enfin, ma petite femme, je t’ai donc seule un moment.
Oui, mais tu vas rester tranquille !
LA JULIENNE, du fond.
Ou sinon je m’en môle, moi 1
BAVOLET
Oh ! vous, vous ne me faites pas peur !... Rose, n’estce pas que tu m’aimes?
ROSE
Et vous, monsieur.
BAVOLET
Moi je t’adore.
ROSE
Eh bien, puisque vous m’adorez... faudrait quo jo sois bien malhonnête pour ne pas en faire autant.
[BAVOLET
Oh ! ma chère petite femme ! (n l'embratte.)
LA JULIENNE, descendant.
Hé! là-bas! (Les séparant.) Ah ! décidément je vais me fâcher... A-t-on idée d’une tenue pareille?... des gens qui dans deux petites heures...
Deux petites heures... elles ne sont pas petites, celles là... allez.
LA JULIENNE
Et qui n’ont pas une demi-heure de chemin à faire pour rentrer chez eux.
ROSE
Une demi-heure ou trois heures!... ça., on n’a jamais pu savoir.
BAVOLET, « part.
Nous y voilà.
IA JULIENEE.
Comment ?
ROSE
Dam, ma chère Julienne, tu vois une mariée sans domicile, une femme qui ne sait pas encore à l’heure qu’il est où elle demeure.
LA JULIENNE
Bah ! vraiment ?
BAVOLET
Oui, c’est comme ça !
ROSE
Une vagabonde, quoi ! on pourrait m’arrêter, car monsieur seul sait maintenant où j’habite.
BAVOLET
Oui, et je ne le dirai qu’à onze heures! •
LA JULIENNE
Tiens... c’est une surprise?
BAVOLET
Oui... uue surprise.
rose.
Mais, au moins, demeurons-nous près du magasin ?
BAVOLET
Je ne sais pas.
nosE.
Pourrai-je mettre toutes mes fleursà la fenêtre?
BAVOLET
Je ne sais pas ; c’est une surprise.
ROSE
Ah I le petit monstre!