‹ La jolie parfumeuseChapitre 52 sur 53 · FINAL · texte numérisé non relu

FINAL

BAVOLET, de la porte.

Où donc as-tu passé la nuit ?

ROSE

Allons ! t’as plus d’ cœur que d’esprit !

(Avec l'accent toulousain.) *

« A Toulouse, en Toulousain,

« Pardine ! on la connaît bien.

BAVOLET, s'élançant dans les bras do Rose.

Ah ! Rose ! (ils s’embrassent à cœur-joie.)

Qu’ell’ méchant’ plaisant’rie !

ROSE

On n’ t’en Fra plus ! j’ té T certifié !

Tu les prends trop mal, pardi pas !

POIROT

Pardi pas !

Pourquoi donc qu’elle dit :

S’rait-c’ pour se moquer d’ moi.

La réponse à ma lettre ?

Pardi pas !...

. parc’ qu’on vient de [me r’mettre,j

BAVOLET

Ah! l’on t’a répondu?

POIROT

V’ià F petit mot qu’ j’ai r’çu !

Et j’en suis confondu !

(Sur l'air de la lettre.)

« Votre demande est un honneur extrême.

« Mais notre fill’ qu’est marié’ d’puis sept ans. « A cinq enfants. Nous attendons T sixième.

« Qui doit venir de moments on moments ! »

LE CHCCUR.

Ce pauvr’ Poirot ! Ce pauvr’ Poirot I

(Grand brait de Yorres cns9é9 dans l'armoire. Parlé sur la musique.)

TOUS

Qu'est-ce que c’est que ça ?

LA. COCARDIÈRE, dans l’armoire.

Ouvrez, au nom du ciel, ouvrez!...

CLORINDE

Ah ! mon Dieu ! La Cocardière que nous oublions. Faut-il ouvrir, Rose !

ROSE

Oui, allez, il doit être à point! (Clorinde ouvre, La Cocardière sort en chancelant.)

LA COCARDIÈRE

Beuh! beuh ! De l'air, j’étouffe ! (On lo fait asseoir au milieu de la scène.)

BA VOLET

Mon parrain !

✓ LA COCARDIÈRE

Faites-moi respirer quelque chose! n’importe quoi, mais pas de parfums !... Oh ! quelque chose qui sente mauvais ! Beuh !...

POIROT, lui mettant une pipe culottée sous lo nez.

Attendez, je vas vous faire une diversion.

LA COCARDIÈRE

Ah ! que c’est bon!

BAVOLET, s’avançant

Ah çà, mon parrain, dans cette armoire, qui signifie?

CLORINDE

Cela signifie que vous n’êtes pas le seul jaloux!... Il

venait épier ici... celle qui, le mois prochain, doit s’appeler madame La Cocardière !

U COCARDIÈRE

Ilein !

TOUS

Sa femme !

CLORINDE montrant la bague qu’elle a au doigt.

Oui, messieurs, sa femme...

T. A COCARDIÈRE

Ah! permettez...

CLORINDE

Et à telles enseignes qu’il m’a déjà donné l’anneau des fiançailles...

LA COCARDIÈRE, à part.

Elle !... c’était elle !

CLORINDE, bas.

Je vous ai dit, mon bon, que le flagrant délit serait extrêmement cher...

LA QOCARDIÈRE, à port.

Oui... mais on peut se racheter !...

(Reprise de la ronde du final du premier acte.)

CLORINDE

Eh bien ! La Cocardière !

Vous voilà mon mari !

LA COCARDIÈRE

C’est-à-dire, ma chère Que j’en suis ébloui !

RA VOLET, riant à Bose.

Lequel a trompé l’autre Hier après minuit?

IlOSE, riant, àDarolet.

Où diantre, bon apôtre.

As-tu passé la nuit ?

pomoT

Allons ! gens de la noce, Rentrons dans nos foyers : Les uns dans leur carrosse, Et les autres à pied.

CHŒUR

Allons ! gens de la noce, Rentrons dans nos foyers :

Les uns dans leur carrosse, Et les autres à pied.

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