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La journée de huit heures et l'organisation industrielle [microforme]

Qu'on le veuille ou non, je crois que notre époque sera bientot caractérisée par ses audaces. Audaces où nécessités, il semble que la méthode expérimentale pénètre davantage nos mœurs, s'impose à nos institutions de sorte que, ce qui paraît impratiquable à priori ne peut être déclaré absurde tant qu'on n'en a pas tenté l'applieation.

La guerre n'aura servi à rien si les survivants ne profitent pus des possibilités qui leur sont offertes d'améliorer leur sort. Comme il est bon de faire périodiquement son examen de conscience 1 faut réviser loules les valeurs sociales, modifier où laisser périr celles qui sont vicillies, ne pas crainure d'en concevoir des nouvelles en leur assurant comme base celles qui ont résisté à l'épreuve du temps, et sont les véritables fondements de la société.

Un élément nouveau a surgi ces dernières années; la malléabilité des peuples. Les prévisions logiques ne suffisent plus pour porter un pronostie certain sur ce que sera demain. La guerre devait durer trois mois, on s'est battu cinq ans; la Russie bolchévique devait périr dans son sang, Lenine offre du blé à l'Europe. On dirait que notre cerveau d'homme n'est plus assez puissant pour concevoir dans un ensemble suffisant tous les facteurs qui peuvent jouer dans le mécanisme social. Ne doit-on pas prendre le risque d'une expérience simplement parce que l'accord n'est pas fait sur son résultat possible ? Quel esprit scientifique s'engagerait aujourd'hui pour l'avenir en décrétant qu'une chose est impossible paree qu'il ne Ja conçoit pas, il la peut déclarer absurde en se basant sur Faequis mais il ne se fermera Jamais la porte de l'expérience.

Le temps a acquis une importance d'arbitre, c'est à lui de décider dans le domaine social de la solidité d'un concept de la valeur d'une réforme. Forts de l'expérience du passé quand nous en pos-

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