A MES CAMARADES
DU 1*' CORPS DE l'armée DE CHALONS.
C'est à vous, chers compagnons d'arme, que je dédie ces lignes.
Pour me justifier des accusations portées contre moi, je ne veux d'autres juges que vous qui m'avez vu à l'œuvre.
Seuls, vous pouvez apprécier si j'ai man(|ué de prévoyance, de vigilance, de vigueur et de dévoùment.
Puisque l'on me force à sortir de la réserve que je m'étais imposée, puisque l'on m'oblige à parler, j'expose les faits tels qu'ils se sont accomplis sous vos yeux, abandonnant à votre loyauté et à votre honneur le soin de me défendre*
Le commandant en chef du 1^' corps de V armée de Chatons^
Général A, DucROT.
Versailles, 18 septembre 1871 «