‹ La journée des MadrigauxChapitre 28 sur 50 · DESSEIN DE LA MASCARADE · texte numérisé non relu

DESSEIN DE LA MASCARADE

,#*"£. "X ettk mascarade est composée de six

(a \ - i personnes, sans compte] I T.nlicpic

',T^ neni' de la mascarade qui ne danse

point et distribue les livres aux dames Les six autres si ait l'Amour, l'Occasion, la Vieille-Amoureuse, le Vert-Galant, le Vieillardamoureux el la Jeune-Coquette. L'Amour entre le premier et danse seul. L'Occasion, ayant de fort longs cheveux sur le

1 Manuscrits de Courait, t.V, in-fi>, p 137-138. — Nous

» l'-j i publié une partie de cetti pièce dans dos \~

khbliis niiHuiiii- Revue ■'■ Parie, w do ifl mai i

i)4 LE CARNAVAI DBS PRÉTIEUSES.

Iront et étant chauve par derrière, «Mitre et danse avec l'Amour qui l'attrape aussi souvent qu'il peut par ses cheveux, mais elle lui tourne souvenl le derrière et lui échappe diverses fois. Enfin il la saisit, l'embrasse et l'emporte dans un coin de la salle.

Le Vert-Galant, tout vêtu de vert, entre, conduisant la Vieille-Amoureuse, à qui il fait faire quelques tours avec peine.

Le Vieillard-Amoureux entre, conduisant la Jeune-Coquette. Ces quatre dansent ensemble, mais fort peu; car l'Amour et l'Occasion reviennent.

L'Amour donne un coup de pied au Vieillard et à la Vieille et les met hors de danse.

L'Occasion prend d'une main le Vert-Galant, de l'autre la Jeune-Coquette et les met ensemble. Ces quatre dansent. Le Vieillard et la Vieille qui étaient par terre se relèvent. La danse linit par un dialogue à toutes ces personnes :

l'aboi iî , .lux dames.

Beautez dont lu charmant» appât

j.n Inus lun.r M jiml ri i miiniisln

h suis i Amour, me connoi8tex-vout /w.s, I mis i/iii me fîtes noislre?

,/c unis Inus 1rs en urs sous uns lois

l R . VH\\V\I I • I ■ » PRBT1KI 81 -

■■irtl.r h- VOStr .

Fuyez mes traits, Ut Massent quelque foi* Mu mère, comme une autre.

- iinn, ne fuyez nullement, Sans moi rirn tu- vous scauroit plairt limes, aimes ei faites seul meni nie je m m vais faire

s, m* montrer trop de passion, En riant $t '/-• bonne grâce, Dansant . courant après V Occasion .

Quanti )f puis, je l'embrasse

l'occasion, ;hix dames.

Von règn << • -' que d'un moment, 1/'"^ ce moment peut tout sur les choses humaines Si je fais le larron . je fais aussi romani Et sans moy nul contentement \ ■ i U es amoureuses pi int j.

l/.z/s quoi ! tien n arreste mes }>ns I, mis sourde aux soupirs, inexorable mu- larmes h fuir* qu'attendes-vous? uses de rus appas.

Belles vous ne me perdes pat.

Vous perdes vos murs et vos charmes.

96 il i:\iinw\i DBS l'liKTIEUSES.

LA VIEILLE-AMOUREUSE, ;»11X (lames.

.■1 voir ces blancs cheveux, On s ,'/ pourvoit méprendre, Sous cette froide cendre Se couvrent mille feux.

le n, saurais m,' taire

Du berger qui me i>luist Je vous jure qu'il est.

Beau comme une berg< r<

// i si rem ,/u nu le hlùui, D'un peu île cruauté.

Que n'ai-je sa beauté.

Ou (/ne u'u-i-ii mu flamme?

LE VERT- GALANT, MllX «Llllli S .

Belles, si poui vous plaire et contn mon désin h souffre quelque temps lu vieille qui me presse, Du moins quand j'aurai fait, rendez-moi le plaisù D'avoir um /■ .ne maUreste.

le vu h i mm. «dm in i \. ;hi\ dames

i\",i <i< m faut-il qui i< devienne amant 1/ mon nu clitnatérique '

vltNW U DBS n(] ni i -i - VI

manquais pas de tourment, El c'était bien honnétetru ni I) rhum , i ,i. 1,1 tciatique.

Ii faut pourtant reeonnoistre << mun tout I. dieu que l'unir, rs redoute, Car pour te plaindre nuit et j<»<r.

V vaut mieux st plaindre d'amow Qui de '"i toux m de In goutte.

là jm m -'"ni btti . :ni\ dames

- i vieillard <t funt désormais \l ■mur d'une amour enragée .

]tes dames, vites-vous jamais \quette mieux partagée?

Vous '/ii' refusez des galons Et phi* jeunes et plus aymables, Puissiez-vo u passer vostre imifis Ivecquc des galons semblables)

i BrnutnunBui i>k i\ uscabam (qui seul ne danse point i, un dames.

kxnsi ni bas ni liant .

Si vous remarquez mon défaut, Examinez 'm peu les vosfa Hélas ' combien de fois vous peut-on

liez pus i\n-.

l'.i vous faites danser Est a I

'.(S I.I-: CAKNAVAI DES PRBT1BDSBS.

DI ALOGU E

PAR LFQHFL LA MASCARADF FINII

m vieillard-amoureux, ii l;t Jeune-Coquelte

Beauté digne du diadème, Pourrois-je point vous enflammer J'aime beaucoup et dois savoir aimer Depuis quatre-vingts mis que j'aime.

la jeune-coquettEj au Vieillard- Vmoureui

0 le plus digne des ami m s!

Me voici tantosl enflammée, Oui . je vous aimerai quand vous m'aurez aimée Encor quatre-vingts mis.

LA riElLLE-AMOI 1:1 I Bl . :m Yorl-Galanl.

lierijrr. dans l'ennui <fu me preste Ne r. tu -in point me seoour i Tu un verras bit ntôl mourir D'amour o • de où illessi

I | i \H> \\ VI DBS Mil III I «•!•-. '•''

t vert-galant, :i l.i Vieille-AmoureusH

\ août i : trop df galant .

Je vous aimeroiSj je i-""^ jure; Hais von* posa d : . je tn'assuri Phu de court que </<■ dents.

i a \ il il : i

varions un p/atstr eartrtfnw S; /h (ii atmoû comme /■ ru/m, n souci </« tiers ni du quart

n. m RT-GALAin

// f>7 frop tard.

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