CHAPITRE II. — DU RÉVEIL ET DU LEVEIi
lui surtout vos principaux actes de la journée, tant ceux quiregardent plus immédiatement le service de Dieu, comme les offices, la sainte messe, les oraisons mentales, que ceux qui regardent la charité envers le prochain, l'obéissance et la pratique des devoirs de votre état. En un mot, faites au souverain Maître l'offrande de tout ce que vous êtes et de tout ce que vous avez; tout doit servir à sa gloire et à votre salut, selon sa sainte volonté, et non à la chair, ni au monde.
Unissez cette offrande à celle de Jésus-Christ. Désirez ardemment et priez que cette sainte humanité soit appliquée sur vos sentiments, comme le cachet sur la cire, pour vous retenir dans le devoir et rejoindre les plis de votre âme sous une enveloppe sacrée. Par cette offrande, vous serez devant Dieu comme une chose devenue sienne du chef de votre donation volontaire, et toute la journée vous vous conserverez comme n'étant plus à vous, mais à Dieu. Ce sera d'autant plus vrai, si à vos offrandes journalières s'ajoute encore l'obligation de vos vœux et votre consécration religieuse.