‹ La juive, opera en cinq actesChapitre 4 sur 35 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

ENSEMBLE

CUQKUR DD PEUPLE , a droiU.

Hosanna ! plaisir ! ivresse !

Gloire, gloire a l'Eternel!

Et que nos chants d'allegresse Retentissent jusqu'au ciel I

ELEAZAR, a gauche, a >e« ouvrttkJb I travaillee

Amis,

\ travaillons

• sans cease.

C'est bien reenter du ciel !

Fuir le vice et la paresse, C'est honorer l'Eternel !

PLUS1EURS GENS DU PEUPLE , causant «alr« •«*. En ce jour de fete publique, Quel est done ce logis ou Ton travaille encor ?

d'aUTRES , leur repondant.

Cesl celui d'un heretique Que Ton dit tout cousu d'or !

Le juif Eieazar !

RACHEL , a Eieatar .

Mob pere, prenes garde, Reutroni , c'est nous que Ton regarde t

ELBAKAft.

Par le Dieu d'Abraham , jc ris de leur courroux ,

(A Ml ••Tfien.)

Et vous, enfauu, in'entendex-vott* ?

ENSEMBLE

CHOEUR DU PEUPL&

Hosanna ! victoire ! ivresse !

# loire , gloire a 1'Eternel !

Et que nos chants cTallegres.se Hetentissent jusqu'au ciel !

ELEAZAR.

Amis, travailler sans cesse, Ce*t bien meriter du ciel !

Fuir le vice et la paresse, C'esthonoml'Eieinei!

iACTRES GEM DU PEUPLE, regardant II nous insulte sans cesse; II se rit de l'tternel !

Et la foudre vengeresse Doit sur lui lorn her du ciel.

RACHEL, a son pere.

Ah! pour vous, dans ma tendresse, Je sens un effroi mortel !

De leur foule q«i s'empresse Je connais le cceur cruel !

Uentrons, rentrons, au nom du ciel !

SElle force son pere a rentrer ilans l'interieur de la bott(iqu<i. Pendant le choeur prudent, un honnne enveloppe d'un inanteau apparait au fond de la place. II regarde du cote dts \ boutique d'El^aiar; Albert, un oificier des gardes de I'empereur, remarque cet etranger , le suit jusqu'au bord du theatre , et , jetaat les ytiu sur lui , fait un geste de surprise ct de respect.)

ALBERT

Sous ce deguisement, dans les murs de Constance,

G'est vous que je revois !...

LEOPOLD , lui mettant la main sur la boucbe. Silence !

^e toi seul, cher Albert , qu'ici je sois connu !

ALBERT

Par 1'empereur vous etes attendu.

LEOPOLD

Que Sigismond ignore ma presence !

Jusqu'a ce soir du moins !...

(Regardant autour de lui.) I Mais quel concours immense !

fit d'ou vient cetumulte?

ALBERT

Eh ! ne savez-vous pas fc^ue Sigisrnond arrive aux remparts de Constance />ur ouvrir ce concile ou princes et prelats Vont de la ehretiente terminer les debats, J)ecerner la tiare, eteindre l'heresie, Et du fougueux Jean Hus juger le dogine impie ! Deja ses partisans, ces Hussites fameux, 8ont tombes sous les coups d'uo> J*ras victorieux...

LEOPOLD

lilence!...

ALBERT

Et 1'empereur au ciel, aujotsrd'hui meme, Rend grace des exploits de ce her us qu'il aime. £utendez-vous ces chants?...

(Ou entcnd dans I'eglise : le Dam ImuHamut.) LEOPOLD.

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