CHOEUR DE GENS DU PEUPLE
C'est chez cet he'retiquc,
C'est la, dans la boutique Du juif ftleazar, ce riche joaillier !
RUGGIERO, aux gardes qui l'ente«re«rt-
Allez, et qu'on 1'amene,
Devant nous qu'on le traine !
Pour un forfait si frand >t 4*r>t \t *Wfc*i«r \
AC IE I, ScfeNE III
MtHtnorwrnnnniirn in iirm in u rnrif r nrnnr innm—im — —
sc£ne III.
Lu Precesehts; ELEAZAR et RACHEL, «»»
par LES Soluats de Ruggiero.
RACHEL
(A Ruggiero.) 1/ moo pere !... mon pere ! Ah ! je vous en supphe ! RUGGIERO, a Eleazar.
Juif !... ton audace iinpie A merite le trepas!
fravailler dans un jour de fete!...
ELEAZAR.
Et pourquoi pas?
Je ne suis point de votre culte, Et le Dieu de Jacob peut me pe» tnettre a moi...
RUGGIERO
(Au peuple.) Tais-toi ! Vous l'entendez, au ciel meme il insulte !
Et par lui notre sainte loi Eat deteste'e!...
ELEAZAR.
Et pourquoi l'aimerais-je?
Par vous sur le bucher, et me tendant les brag, J'ai vu perir mes tils I...
BUGGIKRO.
Eh bien ! tu les suivras !
RACHEL
Cruel!...
RUGGIERO
Ta fille aussi ! La mort au sacrilege I Et leur juste supplice aux Yeux de I'empereur De ce jour solennel doublera la splendeur.
ENSEMBLE
CHOEUR
Ah ! pour notre ville Quel jour de boaheur I Vive le concile !
Vive I'empereur !
ELEAZAR.
O race imbecile!
Je brave en mon cceur Ta rage inutile , Ta vaine fureur
RACHEL
Tout est inutile Pour fle'chir leur coeur; Ma plainte sterile Double leur fureur.
RUGGIERO , regardant Rachel qui le supplie. Plaintes inutiles!
Je ris de ses pleurs!
Am soldatt. )
A mes lois docile?, Servez mes fureurs.
Lm soldats entraioent Eleaiar et Rachel, loreque sort de l't- j f,li»e, »uivi dun flotde peuple, le cardinal Brogni, qui s'arrete I too iiiiUat »w k* uurebt* du temple.) ]
sc£ne IV.
Lea Precedent*, le cardinal BROGNL
RUGGIERO , l'apercevant.
O ciel!... le president supr£m* du conoile! Le venerable Brogm
BROGNI , montrant Eleaiar et Rachel.
Ou les conduisez-vous ainsi ?
RUGGIERO
Ce sont des juifs qu'a la mort on condamoo (