‹ La JuiverieChapitre 2 sur 16 · VI LETTRE-PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI LETTRE-PRÉFACE

Aujourd'hui nous pouvons faire halte pour causer un peu avant la lutte dernière. Nous savons ce que nous voulions savoir: il y a en notre cher pays de France, aux champs comme à la ville, au nord comme au midiy beaucoup de Français auxquels la suggestion juive n'a pas enlevé toute activité cérébrale, — beaucoup de Français qui sont très réveillés.

Sans doute ce réveil est encore un peu confus. Chacun se frotte les yeux à la place où il était quand on a essayé de l'endormir; chacun garde un peu de l'attitude d'autrefois. Tout le monde en tout cas est d'accord pour se poser à peu près la même question :

— Ah ça! qu'est-ce qui est arrivé? Ce pays laborieux, ce pays, dont la prospérité faisait jadis envie à l'Europe, est réduit à la mendicité. On voit ce qui ne s'était jamais vu depuis que le monde est monde: les paysans ne trouvent plus à vivre en cultivant la terre ; les ouvriers ne travaillent plus assez pour mangeraon met impôt sur impôt sans pouvoir parvenir à combler le déficit. Les uns piaillent, les autres

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