‹ La kabbale (volume 3)Chapitre 26 sur 202 · DES LIVRES KABBALISTIQUES. — AUTHENTICITÉ DU SEPHER IETZIRAH · texte numérisé non relu

DES LIVRES KABBALISTIQUES. — AUTHENTICITÉ DU SEPHER IETZIRAH

Nous arrivons maintenant aux livres originaux où, selon l'opinion la plus répandue, Île système kabbalistique s’est formulé dès sa naissance. Ils devaient être très nombreux, si nous en jugeons par les titres qui nous sont parvenus ‘. Mais nous serons uniquement occupés de ceux que le temps nous a conservés, et qui se recommandent à notre attention par leur importance aussi bien que par leur antiquité. Ces derniers sont au nombre de deux, et répondent assez bien à l’idée que nous pouvons nous faire, d’après le Thalmud, de l’Histoire de la Genèse et de la Sainte Mercaba : l’un, intitulé

4. On cite fréquemment le Sepher habahir, van 9b, attribué à Néchonia ben Hakana, contemporain de Hillel le Vieux et d'Hérode le Grand. On fait passer encore aujourd'hui, pour des extraits de ce livre, divers fragments évidemment inautbentiques. Tels sont encore les fragments réunis sous le titre du Fidèle Pasteur, N309nO N°y, et ordinairement imprimés avec le Zohar, sous forme d’un commentaire. Enfin, il ne nous reste rien que les noms, et quelques rares citations des auteurs suivants, dont le Zohar fait souvent mention avec le plus grand respect : R. Jossé le Vieux, N20 901 *; R. Chamnonna Je Vieux, NaD N330n %; R. Jébi le Vieux, N2D 1299 “. /

| PREMIÈRE PARTIE. 75 le Livre de la création, *YY% ED, renferme, je ne dirai pas un système de physique, mais de cosmologie, tel qu'il pouvait être conçu à une époque et dans un pays où l’habitude d'expliquer tous les phénomènes par une action immédiate de la cause première, devait étouffer l'esprit d'observation; où par conséquent certains rapports généraux et superficiels aperçus dans le monde extérieur devaient passer pour la science de la nature. L'autre est appelé le Zohar, “1, ou la lumière, d’après ces paroles de Daniel : « Les hommes intelligents bril- « leront comme la lumière du ciel’. » Il traite plus

particulièrement de Dieu, des esprits et de l'âme humaine, en un mot, du monde spirituel. Nous sommes ;

loin d'accorder à ces deux ouvrages la même impor-

tance et la même valeur. Le second, beaucoup plus ,

étendu , beaucoup plus riche, mais aussi plus hérissé de difficultés, doit sans doute occuper la plus grande place; mais nous commencerons par le premier, qui nous paraît le plus ancien.

Le Sepher tetzirah est mentionné par les deux Thalmud en termes qui nous prouvent que l'étude de la kabbale n’en était plus à son début, mais que déjà elle tombait en des excès non moins funestes que ridicules. « Pendant chaque veille du sabbat, dit le Thal- « mud de Babylone, rabi Chanina et rabi Oschaia

ent

« s’asseyaient pour méditer sur le Livre de la création,

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