Moïse Corduero, Pardes Rimonim, f 55, r
2. Il connaissait beaucoup mieux les kabbalistes modernes, ou du moins quelques-uns d'entre eux, à qui il ne ménage pas les épithètes injurieuses : Legi etiam et insuper novi nugatores aliquos kabbalistas, quorum insaniam nunquam mirarr satis potui (Tract. theol. polit., c. IX). Il serait absurde de vouloir appliquer cette phrase aux kabbalistes en général. |
tée ignorée, tous les pays où les Juifs ont été dispersés, et par conséquent les systèmes les plus contradictoires. Comment une œuvre pareille serait-elle athée plutôt que théiste? enseignerait-elle le panthéisme plutôt qu’un Dieu distinct du monde? Comment, surtout, auraitelle pris dans l’Ethique l'unité sévère et la rigueur inflexible des sciences exactes? Cependant, il faut rendre à Wachter cette justice, que, dans un second ouvrage sur le même sujet‘, il modifie considérablement ses opinions. Ainsi, pour lui, Spinosa n’est plus l’apôtre de l’athéisme, mais un vrai sage qui, éclairé par une science sublime, a reconnu la divinité du Christ et toutes les vérités de la religion chrétienne ?,. Ïl avoue naïvement qu’il l'avait jugé d'abord sans le connaître, entraîné par les préjugés et les passions soulevés contre lui°. Il fait également amende honorable devant la kabbale, en distinguant toutefois, sous ce nom, deux doctrines essentiellement différentes l’une de l’autre : la kabbale moderne demeure sous le poids de ses mépris et de son anathème; mais l’ancienne kabbale, qui a duré selon lui jusqu’au concile de Nicée, était une science traditionnelle de l’ordre le plus élevé,