‹ La kabbaleChapitre 143 sur 224 · NITÉ · texte numérisé non relu

NITÉ

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Tetragratnmalon

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Sabaolh.

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Elohiui.

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Sabaolh.

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Adonat.

La Kabbale est si merveilleupement construite que tous les termes qui la constituent ne sont que des faces diverses les uns des autres. Ainsi nous sommes obligé, vu la pauvreté d'abstraction de nos langues européennes, d'étudier séparément la signification et les rapports des dix noms divins, puis la signilicalion et les rapports des dix nombres, le tout dans leurs diverses acceptions. Or, tout cela, nom, idée et nombre, se trouve synthétisé dans chacun des ITuM'oglyphes, soit qu'on parle du nom divin, soit qu'ijn énonce la Scphiroth.

Ces noms (qui tous ont un sens secret développé en détail dans les écrits des kabbalistesj méritent d'attirer parliculièrement notre allrMitiun.

1er Nom divin

Le premier d'entre eux Ekkh s'écrit souvent pai- la siniiile lettre > (iod). Dans ce cas il signifie simplement MOI.

Lacour, dans son livre des iEloïm ou Dieux de Moïse, montre que ce mot a donné naissance au grec 'j.v., toujours. Eh'xeh signifie donc exactement le Toujours, et l'on comprend comment la lettre iod, qui exprime le commencement et la fin de tout, puisse le représenter.

\. Le nom lEVE ou 10IL\ ne devant jamais être prononcé par les profanes, est remplacé par le mot télrayrammaton ou le mot aionai (seigneur).

Ce nom écrit mystiquotnenl en triangle par trois iod aiiKsi :

représente les trois principaux attributs de la divinité émanant la création, du Toujours donnant naissance aux mesures tem|)i>relies.

Le premier iod montre en eiïet l'Eternité donnant naissance au Temps dans sa triple division : Passé. Présent et Avenir.

C'est le i\ ombre.

C'e-t le Père.

Le second iod montre l'Infini donnant naissance à l'Espace dans sa triple division de Longueur, Largeur et Profondeur. C'est la Mesure.

C'est le Fils.

Le troisième iod représente la Substance éternelle donnant naissance à la Matière dans sa triple spécifiralion de Solide, Li(|nide el Gazeuse

C'est le Poids.

C'est le Saint- h' sp rit.

Réunissez en un tout le Temps, l'Espace et la Matière el la Substance éternelle et infinie, le Toujours se manifestera.

De là la représentation suivante de ce nom divin parles kabbalistes :

Les correspondances <\e ce nom sont ainsi données par Agrijipa, l'un des plus forls kabbalisles connus'.

4° Eheie, le nom d'essence divine :

Numération : keter (couronne, diadème), signifie l'être très simple de la divinité, il s'appelle ce que l'œil n'a point vu. On l'attribue à Dieu le Père et il influe sur l'ordre des Séraphins, ou, comme parlent les Hébreux, Haiol/i Hacadosch, c'est-à-dire en latin animalia sanclitatis, les fameux animaux de sainteté, et de là, par le premier mobile, donne libéralement Je nom de l'être à toutes choses remplissant l'L'nivers par toute sa circonférence jusqu'au centre. Son intelligence particulière s'appelle Milhatron (Prince des Faces) dont l'office est d'introduire les autres devant la face du Prince, et c'est par le ministère de celui-ci que le Seigneur a parlé a Moïse.

2e Nom f)^

2° Nom lah :

lod ou ïetragrammatoa joint avec lod ; numération Ilochena [sapienlia).

Signifie divinité pleine d'idées et premier engendré et s'attiùbue au fils. Il influe par l'ordre des chérubins (que les Hébreux nomment Ophanim) sur les formes ou les roues et de là sur le ciel des étoiles y fabriquant autant de figures qu'il contient d'idées en soi, débrouillant le chaos ou confusion des matières par le ministère de son intelligence particulière nommée Raziel qu'v fut le gouverneur d'Adam.

3e Nom

3° i\om : IBVE — niH* .

Ce nom, l'un des plus mystérieux de la théologie hébraïque, exprime une des lois naturelles les plus étonnantes que nous connaissions.

C'est grâce à la découverte de quelques-unes de ses propriétés que nous avons pu donner l'explicalion complète du Tarot-, explication qui n'avait jamais été donnée jusqu'à présent.

Voici comment nous analysons ce nom divin :

LE MOT KAB BALISTIQUE ^\^^\1 ijod-hr-vau-hé).

Si l'on en croit l'antique tradition orale des Hébreux ou Kabbale, il existe un mot sacré qui donne, au mortel qui on découvre la véritable prononciation, la clef de toutes les sciences divines et

i. H. G. Agrippa, Philosophie occilte, t. H, p. 30 et suiv. 2. Voyez la sijL^tiificalion dos lettres précédemmnnt.

humaines. Ce mot que les Israélites ne prononcent jamais et que le grand prêtre disait une fois l'an au milieu des cris du peuple profane, est celui qu'on trouve au sommet de toutes les initiations, celui qui rayonne au centre du triangle flamboyant au 33'' degré franc-maçonnique de l'Ecossisme, celui qui s'étale au-dessus du portail de nos vieilles cathédrales, il est formé de quatre lettres hébraïques et se lit iod-hé-vau-hé 7V\rW

II sert dans le Sepher Bereschit ou Genèse de Moïse à désigner la divinité, et sa construction grammaticale est telle qu'il rappelle par sa constitution même' les attributs que les hommes se sont toujours plu à donner à Dieu.

Or, nous allons voir que les pouvoirs attribués à ce mot sont, jusqu'à un certain point, réels, attendu qu'il ouvre facilement la porte symbolique de l'arche qui contient l'exposé de toute la science antique. Aussi nous est-il indispensable d'entrer dans quelques détails à son sujet.

Ce mot est formé de quatre lettres, iod (f\ hr fT\\ van i^\ hé (n). Cette dernière lettre hé est répétée deux fois.

A chaque lettre de l'alphabet hébraïque est attribué un nombre. Voyons ceux des lettres qui nous occupent en ce moment.

1 Le iod = 10 n Le hé = 5 1 Le vau = 6

La valeur numérique totale du mot niH^ est donc 10 4-5-f6-f5 = 26

Considérons séparément chacune des lettres.

1. « Ce nom ollVe d'abord le signe indicateur de la vie, doublé, et formant la racine essentiellement vivante EE ('^'^)- Cette racine n'est jamais employée comme nom et c'est la seule qui jouisse de celle prérogative. Elle est, dès sa formation, non seulement un verbe, mais un verbe unique dont tous les autres ne sont que des dérivés : en un mol le verbe

»l" (EVE) êlre-élanl. Ici, comme on le voit, et comme j'ai eu soin de

l'expliquer dans ma grammaire, le signe de la lumière intelligible 1 (Vô) est au milieu de la racine de vie. Moïsp, prenant ce verbe par excellence pour en former le nom propre de l'Être des Êtres, y ajoute le signe de

la manifestation potentielle et de l'éternité^ (I) et il obtient m»!^ (lEVE) dans lequel le facultatif étant se trouve placé entre un passé sans origine et un futur sans terme. Ce nom admiral)le signilîe donc exactement rLlrc-qui-est-qui-ful-el-qui-sera. »

(Fabre d'Olivet, Langue hébraïque restituée.)

oO

LE lOD

Le iod, figuré par une virgule, ou bien par un point, représente le principe des choses.

Toutes les lettres de l'alphabet hébraïque ne sont que des combinaisons résultant de différents assemblages de Ja lettre iodK L'étude synthétique de la nature avait conduit les anciens à penser qu'il nexislailquune seule loi dirigeant les productions naturelles. Cette loi, base de l'analogie, posait l'unité-principe à l'origine des choses et ne considérait celles-ci que comme des repels à degrés divers de cette unité-principe. Aussi le iod, formant à lui seul toutes les lettres et par suite tous les mots et toutes les phrases de l'alphabet, était-il justement l'image et la représentation de cette Unité-Principe dont la connaissance était voilée aux profanes.

Ainsi la loi qui a présidé à la création de la langue des Hébreux est la même que celle qui a présidé à la création de l'univers, et connaître l'une c'est connaître implicitement l'autre. Voilà ce que tend à démontrer un des plus anciens livres de la Kabbale : le Sepher Jesirah^.

Avant d'aller plus loin, éclairons par un exemple cette délinition que nous venons de donner du iod. La première lettre de l'alphabet hébreu, l'aleph [j^j, est formée de quatre iod opposés deux à deux (^'\ Il en est de même pour toutes les autres.

La valeur numérique du iod conduit à d'autres considérations. L'Uaité-Principe, d'après la doctrine des kabbalistes, est aussi I'Unité-Fin des êtres et des choses, et l'éternité n'est, à ce point de vue, qu'un éternel présent. Aussi les anciens symbolistes ont-ils figuré cette idée par un point au centre d'un cercle, représentation

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