‹ La Kabylie de ColloChapitre 18 sur 184 · L'ÉOCÈNE SUPÉRIEUR ET L'OLIGOCÈNE INFÉRIEUR · texte numérisé non relu

L'ÉOCÈNE SUPÉRIEUR ET L'OLIGOCÈNE INFÉRIEUR

L'Éocène, constituant essentiel de tout le centre de la Kabylie de Collo, est représenté par les grès, les marnes et les poudingues numidiens. Tout cet ensemble a subi d'importants remaniements, plissements nombreux ayant parfois relevé les couches à la verticale, métamorphisme par le granite et le microgranite. Ces modifications, s’ajoutant à l’absence quasi totale de fossiles, ne me permettaient pas de faire une étude stratigraphique susceplible de quelque valeur ; il n'était certes pas question de résoudre le délicat problème de l’âge exact du Numidien dans des conditions aussi défavorables. Des recherches sont actuellement en cours dans des régions plus favorisées : il résulte d'une note récente, due à MM. J. Flandrin et G. Lucas 119), que les marnes avec petits bancs gréseux doivent être rapportées au Priabonien et les grès massifs qui les surmontent au Lattorfien s pour ces auteurs, l'ensemble du complexe date du sommet de l'Eocène et de la base de l'Oligocène,

Pour établir des séparations, je me suis donc surtout basé sur l'existence de faciès bien tranchés entre les divers termes de la série, Suivant l'exemple des auteurs des cartes voisines, J'ai distingué : à la base, les poudingues (e*,) d'ailleurs fort peu développés dans la Kabylie de Collo : au milieu, les marnes (e°, soit seules, soit avec intercalations de très petits banes gréseux ; enfin, au sommet, les grès massifs (e%) en banes très épais.

1. Dans les blocs brisés à la dynamite pour l'élargissement d’un chemin.

LA KABYLIE DE COLLO fl

Ces derniers contiennent souvent de fins lits marneux ou font place localement, par augmentation du volume des marnes et diminution du volume des grès, à un véritable flysch.

Les affleurements numidiens de la Kabylie de Collo sont répartis de la façon suivante : au centre, une vaste bande W-E qui se poursuit sans interruption de la côte occidentale (Zeriba Kreraif, Zeriba Terrene) à la côte orientale (Baie des Beni-Saïd, Baie des jeunes filles), au SE, la terminaison septentrionale de la cuvette de Tamælous et au SSW le versant nord du bassin de l'Oued Asfora; entre ces masses, sur les schistes cristallins, quelques lambeaux isolés établissent la jonction, Bou el Adam (24,5-14), Sra di el Ansor (98,5-17,5), Djemma Sidi Ali Cherf (46-19,5)

etc..….).

1. Le pays éocène-oligocène, de l'embouchure de l'Oued Zhour à la Baie de Collo.

La bande transversale, d'axe WSW-ENE, d'une étendue considérable, constitue à elle seule presque tout l'Éocène de la région.

Sa limite nord est confondue, à l’ouest et au centre, avec la limite sud du granite que les marnes bordent en continuité de la. Leriba Terrene à la Djemma Sidi Mohamed Dagde ; au delà, l'Éocène est limité par la ligne Zeriba Belkassem — cote 516 (extrémité sud du Djebel Mezaber) — Baie des Beni Saïd, contact Éocène-serpentine.

Sa limite méridionale, beaucoup plus sinueuse, débute à 4 km. au nord de l'embouchure de l’Oued Zhour (PI. XIII, ph. 1). De là, elle contourne la Zeriba Djerrah par le nord, gagne El Meroud) edi Fissaouni puis, faisant presque retour en arrière, vient toucher l'Oued Zhour au pied de la Zeriba Chouf ; après, elle prend une direction générale W-E (légèrement SE), passe à la Zeriba Ras el Meroud) (39-19) non sans avoir fait un brusque angle rentrant au droit de la Zeriba Tameda, suit le cours de l'Oued Zadra, laisse Moul el Koudiat (49,5-91,5) légèrement à l’est, traverse la Zeriba Bou Magdoul, touche le flanc occidental du Koudiat Telezza et le bord sud des Redir Hammoud et Mokoll et aboutit finalement presque à la mer, à 1 km. de la fontaine du Sanglier.

La largeur moyenne de la zone éocène est de plusieurs kilomètres ; elle atteint au maximum 13 km. 500 entre le Kef Mergued es Saïd (38,5-31,5) et la Zeriba Chaba (40-18).

Au milieu de cette vaste étendue, des enclaves rompent la

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continuité du revêtement nummulitique. C’est d’abord, sur le flanc septentrional du ravin de l'Oued Bou Lile (29-22,5), un affleurement allongé de micaschistes entouré de toutes parts par des marnes durcies et légèrement ferrugineuses ; ce sont surtout les très nombreux pitons ou dômes granitiques, en particulier les dômes de la région de Collo, qui tous surgissent au milieu des marnes e”,.

Les poudingues (e*,) occupent une partie infime du pays éocène. La grosseur de leurs éléments est très variable, sans jamais beaucoup dépasser la taille du poing; souvent le grain est nettement plus fin et ils passent alors à des grès, assez peu différents par leur aspect des grès supérieurs (e°,). Les galets qui constituent ces poudingues sont, en majeure partie, formés de quartz ou de roches cristallophylliennes (schistes et micaschistes) ; le ciment, de teinte variable, est parfois très foncé, presque noir.

On ne trouve ce niveau qu'à l'ouest, de la côte aux abords d'El Meroudj edi Fissaouni (27-23,5). Près du Koudiat ed Dar (20,5-22), des bancs de poudingues sombres, riches en schistes cristallins et plongeant de 70° vers le nord, reposent sur des micaschistes noirs et graphiteux. Plus près de la mer, le plongement varie dans d'assez notables proportions et j'ai noté en un point 10°-15° vers l’'ENE ; d’ailleurs, dans la zone du contact du poudingue et des micaschistes, sur la côte, au pied de la Leriba Azemmor, de petites failles compliquent localement la disposition des couches.

Sur le méridien du Koudiat ed Dar, la largeur de l’affleurement est d'environ 560 m.; quand on se déplace vers l’est, cette largeur diminue progressivement et les poudingues ne ressortent plus dans la topographie avec la même netteté. Les divers sentiers qui, de la région du Kef Rakma (29,5-93), se dirigent au sud soit vers Tahra el Alia (23-99), soit vers la Zeriba des Ouled Chabene (21,5-922) recoupent en plusieurs points ce niveau, toujours plongeant vers le nord, mais alors épais de quelques dizaines de mètres et même seulement parfois de quelques mètres ; la forêt rend confuse son contact avec les marnes €. Au delà du méridien de Tahra el Alia, cette formation est réduite à un mince liseré que l'on trouve sporadiquement, guidé dans la recherche par la séparation entre les micaschistes et les marnes ; au milieu du sous-bois, dans un sentier à 800 m. au SE du Kefedi Harbach, quelques galets épars dans un magma fort altéré sont les dernières traces que j'ai pu décou- NUE

Entièrement séparés de la bande décrite ci-dessus, au confluent des Oued Bou Lile et Bou Lieil, dans le fond d’un ravin étroit, j'ai noté plusieurs gros bancs de poudingues (puissance moyenne de l’ordre du mètre) plongeant sous les marnes de 65° vers le SSE. On ne voit rien en dehors du lit de l’oued et d’un petit escarpement qui surplombe ; il y a tout lieu de penser que l’on est là en présence d'un fragment de noyau anticlinal partiellement découvert et, de plus, fortement entamé par l'érosion. Ce dernier poudingue est très comparable à celui de la côte par son ciment sombre presque noir et ses galets de schistes plus où moins cristallins, de quartz et même de gneiss.

Les marnes ou argiles (e’,), en plaquettes leuilletées, avec ou sans petits lits gréseux, présentent toutes les teintes possibles entre le gris foncé, le gris jaunâtre clair et le jaune ocracé. Profondément affectées en certains points par le métamorphisme du granite, leur aspect est, de ce fait, extrêmement variable. Tantôt, dans le secteur oriental (Kef Lahoua), on observe de véritables cornéennes à grain fin très dures, presque noires et dans lesquelles le microscope révèle la naissance d'andalousite et de produits micacés; tantôt, dans le secteur occidental (région de Collo), la roche éruptive a produit une simple cuisson purement locale, ayant comme principale manifestation extérieure l’existence d'imprégnations ferrugineuses multiples. Un chapitre entier sera consacré à ces importants phénomènes; mais il était indispensable de les mentionner ici, car les variations de composition et surtout de dureté ont eu leur répercussion sur le comportement du niveau e*, vis-à-vis de l'érosion. L'opposition qui existe entre le ravin, presque la gorge, de l'Oued elli Ktounene (500 m. de dénivellation entre les crêtes et l'oued, avec des pentes moyennes comprises entre 25 et 30°/,, voir planche de coupes, c. n° 4) et la large dépression à peine ondulée, aux cultures nombreuses, du Douar Beni Zid (PI. XXVIIL, ph. 1), sculptée dans le même e%,, est, à ce titre, tout à fait démonstrative.

Des trois termes du Numidien, le niveau marneux est le plus largement représenté. A partir de la côte occidentale, 1l forme d’abord une bande large de 2 à 3 km., sensiblement parallèle au massif granitique jusqu'à la traversée du ravin de l’Oued bou Lieil; au delà, la zone marneuse s'élargit brusquement et se divise en deux branches. La branche septentrionale, d’une largeur constante d'environ 3 km., orientée WSW-ENE et toujours au flane du pays granitique, se dirige vers Hadjer el Maiz, le Col d'El Medjelba et Bessombourg. La branche méridionale,

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continuité du revêtement nummulitique. C’est d’abord, sur le flanc septentrional du ravin de l'Oued Bou Lile (29-22,5), un affleurement allongé de micaschistes entouré de toutes parts par des marnes durcies et légèrement ferrugineuses ; ce sont surtout les très nombreux pitons ou dômes granitiques, en particulier les dômes de la région de Collo, qui tous surgissent au milieu des marnes e”,.

Les poudingues (e?,) occupent une partie infime du pays éocène. La grosseur de leurs éléments est très variable, sans jamais beaucoup dépasser la taille du poing; souvent le grain est nettement plus fin et ils passent alors à des grès, assez peu différents par leur aspect des grès supérieurs (e’,). Les galets qui constituent ces poudingues sont, en majeure partie, formés de quartz ou de roches cristallophylliennes (schistes et micaschistes); le ciment, de teinte variable, est parfois très foncé, presque noir.

On ne trouve ce niveau qu'à l'ouest, de la côte aux abords d'El Meroudj edi Fissaouni (27-23,5). Près du Koudiat ed Dar (20,5-22), des bancs de poudingues sombres, riches en schistes cristallins et plongeant de 70° vers le nord, reposent sur des micaschistes noirs et graphiteux. Plus près de la mer, le plongement varie dans d'assez notables proportions et j'ai noté en un point 10°-15° vers l'ENE ; d’ailleurs, dans la zone du contact du poudingue et des micaschistes, sur la côte, au pied de la Leriba Azemmor, de petites failles compliquent localement la disposition des couches.

Sur le méridien du Koudiat ed Dar, la largeur de l’affleurement est d'environ 560 m.; quand on se déplace vers l’est, cette largeur diminue progressivement et les poudingues ne ressortent plus dans la topographie avec la même netteté. Les divers sentiers qui, de la région du Kef Rakma (22,5-93), se dirigent au sud soit vers Tahra el Alia (23-29), soit vers la Zeriba des Ouled Chabene (21,5-22) recoupent en plusieurs points ce niveau, toujours plongeant vers le nord, mais alors épais de quelques dizaines de mètres et même seulement parfois de quelques mètres; la forêt rend confuse son contact avec les marnes 6. Au delà du méridien de Tahra el Alia, cette formaton est réduite à un mince liseré que l'on trouve sporadiquement, guidé dans la recherche par la séparation entre les micaschistes et les marnes; au milieu du sous-bois, dans un sentier à 800 m. au SE du Kef edi Harbach, quelques galets épars dans un magma lort altéré sont les dernières traces que j'ai pu découvrir.

Entièrement séparés de la bande décrite ci-dessus, au confluent des Oued Bou Lile et Bou Lieil, dans le fond d’un ravin étroit, j'ai noté plusieurs gros bancs de poudingues (puissance moyenne de l’ordre du mètre) plongeant sous les marnes de 65° vers le SSE. On ne voit rien en dehors du lit de l’oued et d'un petit escarpement qui surplombe ; il y a tout lieu de penser que l’on est là en présence d'un fragment de noyau anticlinal partiellement découvert et, de plus, fortement entamé par l'érosion. Ce dernier poudingue est très comparable à celui de la côte par son ciment sombre presque noir et ses galets de schistes plus ou moins cristallins, de quartz et même de gneiss.

Les marnes ou argiles (e’,), en plaquettes feuilletées, avec ou sans petits lits gréseux, présentent toutes les teintes possibles entre le gris foncé, le gris jaunâtre clair et le jaune ocracé. Profondément affectées en certains points par le métamorphisme du granite, leur aspect est, de ce fait, extrêmement variable. Tantôt, dans le secteur oriental (Kef Lahoua), on observe de véritables cornéennes à grain fin très dures, presque noires et dans lesquelles le microscope révèle la naissance d’andalousite et de produits micacés ; tantôt, dans le secteur occidental (région de Collo), la roche éruptive a produit une simple euisson purement locale, ayant comme principale manifestation extérieure l'existence d'imprégnations ferrugineuses multiples. Un chapitre entier sera consacré à ces importants phénomènes; mais il était indispensable de les mentionner ici, car les variations de composition et surtout de dureté ont eu leur répercussion sur le comportement du niveau e*, vis-à-vis de l'érosion. L'opposition qui existe entre le ravin, presque la gorge, de l’'Oued elli Ktounene (500 m. de dénivellation entre les crêtes et l'oued, avec des pentes moyennes comprises entre 25 et 30°/,, voir planche de coupes, c. n° 4) et la large dépression à peine ondulée, aux cultures nombreuses, du Douar Beni Zid (PI. XXVIIT, ph. 1), sculptée dans le même e?,, est, à ce titre, tout à fait démonstrative.

Des trois termes du Numidien, le niveau marneux est le plus largement représenté. À partir de la côte occidentale, il forme d’abord une bande large de 2 à 3 km., sensiblement parallèle au massif granitique jusqu'à la traversée du ravin de l’Oued bou Lieil ; au dela, la zone marneuse s’élargit brusquement et se divise en deux branches. La branche septentrionale, d’une largeur constante d'environ 3 km., orientée WSW-ENE et toujours au flane du pays granitique, se dirige vers Hadjer el Maïz, le Col d'El Medjelba et Bessombourg. La branche méridionale,

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d'une valeur plus inégale, prend la direction de l'est, franchit la crête méridienne de la Kabylie de Collo à la Djemma el Krenak à la faveur d’un anticlinal, puis aboutit au pied du Koudiat el Masra (39,5-24), après deux dilatations aux alentours des Zeriba Kiatine et El Douar.

Les deux branches $e rejoignent sur la ligne Bessombourg- Koudiat el Masra ; de là Jusqu'à Collo, les marnes occupent tous les bas-fonds, tous les cols et les couloirs parfois très étroits qui séparent, les uns des autres, les laccolites de ce pays (PL. II, PU TAPIS Re DE VHI PhTet 2). Au sud du massif des Beni Ishacq (Forêt domaniale d’Arbel-Goufi), les argiles éocènes forment une bande étroite, aux digitations multiples, entre les koudiats granitiques et la plaine alluviale de l'Oued Guebli. C'est encore au même niveau qu'appartient, aux confins de la plaine, le secteur compris entre l'Oued Aflasane, la route de Collo à El Ouloudj, l’Oued Guergoura et le Koudiat Telezza (PL. XXIX, ph. 2). Enfin, au sud d'El Ouloudj, la majeure partie du Douar Beni Zid, une des seules zones cultivées de la région,

est également du domaine du Numidien marneux (PL'XNET pb 0

Les grès (e%), « grès de Numidie » à patine généralement Jaune ocre, terminent la série éocène et couronnent les sommets de leurs puissantes assises quand les mouvements orogéniques n’ont pas trop bouleversé les couches. Quoi qu'il en soit, et même dans les zones où, fortement pincés, ils affectent une disposition synclinale, leur plus grande résistance aux agents d'érosion les fait généralement ressortir au milieu de la topographie. De ce fait, je n'ai Pas, en général, éprouvé de difficultés à les situer avec précision.

Le métamorphisme du granite les atteint comme les niveaux plus inférieurs, mais la transformation est plus simple ; ces grès très siliceux deviennent des grès quartziteux, puis des quartzites ; il ne résulte de là aucune modification importante de la dureté ni de leur Comportement vis-à-vis de l'érosion.

Comme les marnes sous-Jjacentes, les grès s'orientent assez bien en bandes allongées W-E : schématiquement, ils se réparüissent en deux grandes zones parallèles auxquelles s'ajoutent quelques îlots écartés.

La zone Septentrionale débute vers l'ouest à 500 m. environ au sud de la Zeriba Habaïch (28-24). D'abord étroite, — environ deux à trois cents mètres — elle suit la crête qui relie le sommet de cote 602 au Kef Mgita et au Krenak eali Laffeur (31-95), puis

s élargit, englobant la grande arête méridienne de Djemma el Krenak au Djebel Goufi, le Kef el Ameur, le Kef Zarmaïla et se termine près de la maison de garde d'Azib Djemma (29-95,5). Vers l’ouest, la crête de la cote 602 est continuée par des lambeaux détachés, le Kef edi Harbach (27-24), Rokba elli Rabane et le Kef Rakma, tous alignés dans son prolongement. Au NE. il faut également rattacher à la première zone les affleurements gréseux des environs de Bessombourg (Ras el Oued, Hadjer bou el Kanoun, Zeriba Tiglamane).

La zone méridionale. plus importante que la précédente, débute vers l’ouest à la Zeriba Chouf (23-20,5), sur la rive droite de l'Oued Zhour (PL. XV, ph. 1). De façon continue, exception faite des marnes du Douar Beni Zid, elle borde au nord le pays cristallophyllien, de l'Oued Zhour à l'Oued Aflasane, presque Jusqu'à l'Oued Guebli. Sa largeur moyenne est d'environ 2 km. à 2 km. 500 : elle ne subit de diminution notable qu'au niveau de la Zeriba Tameda (29,5-21,5) où une avancée vers le nord du gneiss granulitique la réduit à une centaine de mètres. Le pays Djezia (Djebel Tamazouch, Zeroun Youbi), la grande crête méridienne conduisant de Rokbat elli Mazer à l’ensellement marneux de la Djemma el Krenak, le Kef Azrouli (34-29), E] Ouloudj et le Koudiat Badis, le Koudiat Izzar (42,5-24) appartiennent à cette zone. On peut enfin lui rattacher le lambeau isolé de grès calcaire à très petites nummulites du Koudiat Sra Kraïna que je considère comme numidien (eee

Au début du paragraphe relatif à l'Éocène-Oligocène, j'ai mentionné la présence, au milieu des grès supérieurs, de petites intercalations marneuses, En plusieurs points, la présence de ces marnes rend difficile la délimitation entre les deux niveaux eÿ, et e*,. Près de la Zeriba EL Douar et de la maison de garde d’Azib Djama, par exemple, on trouve, outre des sédiments éocènes in situ, de très nombreux blocs de grès tombés des crêtes : dans la zone e*, on observe donc les marnes autochtones et des grès allochtones, dans la zone e? » des grès et quelques lits argileux autochtones et des grès allochtones. Comme tout ceci est sous la forêt, comme les pendages sont faibles et qu'enfin on n'a pas toujours en vue des bancs de grès « en place » mais plutôt des blocs épars, lorsque la surface topographique est tangente aux intercalations marneuses de e*p, Ces marnes prennent aux yeux de l'observateur une importance illusoire et on peut très bien noter par erreur e*, au lieu de et}.

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