‹ La Kabylie de ColloChapitre 51 sur 184 · O LL · texte numérisé non relu

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Gneiss à biotite Gneiss à biotile Gneiss à deux micas Gneiss à deux micas/|1:

Gneiss à grenat Gneiss à grenat

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Amphibolite feldspathique

Amphibolite feldspathique à épidote et zoïsite

; Sal Le premier paramètre est toujours I avec 24,8 < Fe <<60.

Le deuxième paramètre est égal à 4 ou voisin de cette valeur

[£, (3)4, 3] ; très constant et compris entre 0,43 et 0,70. K20 + NaæO

Le troisième paramètre est 1, 1’, ou 1(2) bien que =

Ca0 varie entre 97 et 7,05 ; les quantités de K?0, Na°0 et CaO étant

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toujours faibles, une variation insignifiante sur la proportion de chaux entraîne en effet d'importantes variations de la valeur de

ce rapport.

Le dernier paramètre, donné par N&0 varie entre 2 et # ; ce

rapport des alcalis atteint 3,43 pour un échantillon très broyé provenant des abords de Sidi Barkat et dont l'analyse révèle ainsi une forte quantité de feldspaths potassiques (orthose ou microcline) dans la partie microlitique de la roche.

3° Gneiss à biotite. — Avec les gneiss à biotite, avec ou sans ae al muscovite, on voit diminuer la valeur du rapport ar les

granulites gneissiques, sur 10 analyses 1l est 6 fois supérieur à 40, alors que pour 6 analyses de gneiss à biotite 1l atteint une seule fois 23,4 étant, pour les cinq autres, proche de 10 ou inférieur à ce nombre. Il résulte de ceci que le premier paramètre est exceptionnellement I et plus couramment [’ ou I (I).

F est remarquablement constant, compris entre 0,40 et 0,35 d'où toujours 4 comme deuxième paramètre. Il en est presque

K°0 + Na0

de même pourle troisième qui est 2 ou (2,3 (1,58 < seu << 3,31) et pour le quatrième (0,4 < E < 1,23). A noter que K20

NO n'est supérieur à Î que pour une seule roche et, pour les autres, inférieur ou égal à 0,86 ; ceci est en relation avec la diminution de la quantité de feldspaths potassiques et de muscovite et avec l'apparition de plagioclases (calcosodiques) : dans le calcul de la composition virtuelle, la proportion d’anorthite des gneiss est toujours notablement supérieure à la proportion d'anorthite des granulites gneissiques.

4° Amphibolites. — Deux roches seulement ont été analysées.

La première est une amphibolite feldspathique très riche en hornblende verte ; ses paramètres sont IT, 5.4. 1°13.2(3). 2. 2(3)] et soulignent sa basicité. Le caleul de la composition virtuelle montre l'absence de silice libre et la très grande valeur de Ÿ b, qui atteint 47,99; enfin An °/, = % (le feldspath réel est un labrador à 40 °/, d'anorthite).

La deuxième, amphibolite feldspathique à zoïsite et épidote,

est nettement déficitaire en silice. De la présence en quantité importante d'épidote et de zoïsite, minéraux éminemment calciques qui viennent s'ajouter à la hornblende, résulte une proporton exceptionnelle de chaux (16,20) ; cet excès de CaO conduit à 65,05 ° d'anorthite dans le total des minéraux virtuels et à la formation de leucite et de néphéline (Or et Ab sont nuls). ?b est moindre que pour l'amphibolite précédente (26,94 au lieu de 47,99). Le groupement rare de paramètres de cette roche II, 5. 5. 2 [2. (3)4. 2. 3] met en évidence cet ensemble de caractères très particuliers. ,

CONCLUSIONS

La comparaison des renseignements fournis par l'emploi des deux méthodes d'interprétation des résultats de l'analyse chimique conduit aux conclusions suivantes :

Le magma granulitique est très homogène et sa composition moyenne peut être représentée par les paramètres 1.4.1.9-4. Toutefois, on peut établir deux subdivisions que mettenttrès bien en relief les triangles ; la première, que je nommerai celle de la granulite « normale » puisqu'elle englobe le nombre maximum d'échantillons, est caractérisée par des valeurs relativement faibles

K°20 + NaO, KO e > sk de ne (< 16) et de NO (< 0,72), la deuxième {ana-

lyses 9, 10, 11 du tableau, triangles 10-11-12) correspond à des K?20 + Naæ0O

valeurs notablement supérieures de C0 (38,4 — 32 — K20 ; : à 97) et de N=0 (3,48 — 2,04 — 1,26).

Il n'apparait aucun magma gneissique défini puisque nous observons deux séries continues de triangles et de paramètres. L'ordre de ces séries est, dans l’ensemble, très concordant : les diagrammes 18 — 17 — 16 — 15 — 14 et 13 correspondent respectivement aux paramètres [.4.2.3, 1'.4.2.3, l.4.2.3, je 4.2.3/-3(4), I(I1).4.(2)3.4, I(ID).4.(2)3.3(4). L'interversion des groupes ['.4.2.3—['".4.2.3. et I(I1).4.(2)3.4 — I(II).4.(2)3. 3(4) qui porte d’ailleurs uniquement sur le dernier paramètre est négligeable. Le passage insensible du gneiss à la granulite gneissique est manifeste; ceci est en parfait accord avec les observations sur le terrain.

Les trois micaschistes analysés, quoique de texture analogue, appartiennent à trois types chimiques différents. Le micaschiste à

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plagioclases est incontestablement « granulitique » par ses paramètres. Le micaschiste à muscovite exclusive est isolé de toutes les autres roches par son excès massif d'Al0% ; le micaschiste à grenat de la Zeriba Bou el Merje [I(I1).3.2.2(3)] tend à se rapprocher du gneiss à grenat de l’Aïne di Inad}ÿ :I(11).#.(2)3.3(4)), cette tendance étant très nette sur les diagrammes triangulaires.

La composition des amphibolites ne permet de dégager aucune conclusion d'ensemble, ainsi que l'examen en lame mince le faisait prévoir. Les paramètres et les triangles des deux échantillons sont dissemblables et n'ont de commun que les caractères dus à la basicité de ces roches ; étant donné la grande diversité de constitution minéralogique des autres types étudiés, il est vraisemblable qu'un nombre supérieur d'analyses n'eût pas donné de résultat beaucoup plus général.

CG SLORICINE DES SCHISTES -CRISTALLINS DU SUD

La description analytique détaillée des schistes cristallins du Sud de la Kabylie de Collo étant faite, il importe maintenant de chercher à dégager de l'ensemble des résultats obtenus ce qui peut nous renseigner sur la nature des roches originelles aux dépens desquelles ces schistes ont pris naissance. En d'autres termes, pouvons-nous déduire des documents rassemblés que ces schistes proviennent de la transformation de roches sédimentaires ou de roches éruptives (séries para et ortho de Rosenbusch) ?

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