Bustamite. — Aïn Sedma
AlPOS 1,10 Fe?203 2,84 FeO 12,40 1 ENmO 1,29 MgO 10,53 Ca0 18,75 Na?20 0,31 Perte à 110° 0,10 Perte au feu 055 99,87
La présence d’enclaves enallogènes de gneiss dans le Massif granitique du Nord-Ouest (région de Bou Lateb, par exemple) est également une preuve de l’antériorité du gneiss au granite.
La serpentine est très probablement d'âge anté-éocène ; c'est d'ailleurs là une impression plus qu'un fait établi de façon certaine. Le contact entre la roche basique et les argiles numidiennes, visible dans la région de la Zeriba Belkassem et de la Zeriba des Beni Saïd, est généralement vertical et il n'y a pas d'action de contact ; les marnes sont bien ferrugineuses près de la Zeriba Belkassem, mais, à mon avis, c'est probablement une action provoquée par les venues granitiques tertiaires voisines, de même nature, mais sur une échelle beaucoup plus réduite, que les concentrations exploitables de minerais oxydulés à Chabet el Mord) ou Aïn Sedma.
Je n’ai fait aucune observation permettant de préciser l’âge du gneiss à sillimanite, cordiérite et nodules de quartz par rapport à la serpentine ; il y a des enclaves de gneiss dans la serpentiue et vice versa.
L'état de bouleversement total des diversterrains domine, dans cette région, le problème chronologique etrend bien difficiles, sinon impossibles, les observations certaines. Hormis les injections de roches post nummulitiques, les îlots de gneiss variés ou de serpentine qui Jonchent les grandes masses donnent beaucoup plus l'impression d’écailles ou de lambeaux tectoniques que de formations éruptives ou métamorphiques en contact normal.
1. Minéral déjà signalé par Louis Genri [21 et 75, £. I, p. 632].
Ce pays a certainement subi des ac{ions dynamiques considérables. J'en prendrai comme preuve évidente la présence, sur le flanc oriental du Djebel Mezaber, exactement au pied de la cote 399 (44-35), d'un contact anormal d'une netteté parfaite qui juxtapose des serpentines laminées et d'énormes blocs mélangés de gneiss œillé et d’un calcaire spathique jaune d'origine inconnue ; les serpentines reposent sur ces calcaires suivant un plan plongeant d'environ 50°-60° vers l'W-NW. Le contact anormal se poursuit parallèlement au sentier de la Leriba des Beni Saïd à Ras el Kbiba sur une longueur de plus de 200 m. ; en contrebas, dans le maquis, j'ai noté des bancs calcaires plongeant d’environ 45° vers le NW, puis, en dessous, à nouveau de la serpentine.