SCÈNE XII
BERTRAND, AUGUSTE, DESTIVAL.
AUGUSTE
L'étourdie !
DESTIVAL.
Vous m'aviez inquiété, mon jeune ami ; je craignais qu'il vous fût arrivé quelque chose ; mais enfin vous voilà, et je suis plus tranquille. Je ne vous demande pas comment il se fait qu'en arrivant ici vous vous soyez trouvé en pays de connaissance avec la jolie laitière de Montfermeil... A votre âge j'avais ;^issi de ces idées-
là... mais je ne savais par allier comme vous l'amour et les spéculations.
AUGUSTE
Mon cher Destival, ne me louez pas tant. Sans les observations de mon fidèle Bertrand qui , tous les matins , me réveille pour me gronder , je ne me serais peut-être pas encore décidé à placer mes fonds.
DESTIVAL.
Gomment ! c'est à ce brave militaire?. . Brave militaire, j'espère qu'on a soin de vous ! . . . Si vous avez besoin de quelque chose , mon brave , demandez , demandez.
BERTRAND
Ma foi, Monsieur, ce n'est pas de refus, et je vous demanderai la permission de fumer ma pipe dans un coin du jardin.
DESTIVAL.
Avec plaisir , pourvu qu'on ne vous voie pas.
BERTRAND, à part.
Encore un fameux pékin, toi....
Il sort en battant son briquet.