S. JEAN
ë OUS aurions voulu aveugler les paratonnerres, meurtrir le cercle de l’évidence cs annuler l’algèbre de la mort, Mais la nuit tombait avec un grand bruit Sur nos prétentions tropicales.
Le roi Natus se levait dans le schéma moderne
Du terrain de manœuvres désaffecté :
Ayant suspendu sa couronne de fer au-dessus du Sacrement,
Îl entrait dans l’ombre croissante des symphonies.
Des paroies jetèrent un froid | Dans la fontaine roucoulante de nos bêtes.
ARCHE DE LA TRINITÉ Nous nous retrouvions au coin des portes,
Nous cognant aux cloisons, Etouffant dans les chambres à air, Nous empiergeant dans la traine de la Reine
du Ciel.
Le roi renaissait par l’or et l’esprit.
L'ancienne paresse avait perdu sa magie Dans le frigorifique et le moisi des reclus.
Or les yeux pourrirent encore dans le cristal, Les Dominations s’abattirent avec leurs furoncles, Les apeurés croisèrent leurs bras effeuillés Et les gratte-ciel firent le gros dos dégrafant leurs corset de fer, cornant des rosaires d’alexandrins, offrant des frites à la furie des foules.
On ne voyait plus que des pieds lavés.
On enveloppait les menaces dans des fourrures vertes Pour défendre les Manichéens contre les verges printannières…
Cinquante jours après, les derniers sacrifices Fumèrent au pied du Grand Boule-Dogue Dont les entrailles pendaient au-dessus des orifices.
Le roi Natus se ressaisit.
C'était la vigile du plus saint des jours
Et déjà finissait la veillée
Dans l’affaiblissement du bruit des knouts.
Rival de Nabuchodonosor, il criait :
O Vierge, mère des sans-lit,
Israël ton animal va sortir de son encrier.
Il va décrocher les dorures du Ciel
Et distiller pour nos calices le fiel de nos foies.
Sa table est mise dans le désert.
Privés de naître aux fondations bouchées du souffle,
Nous hurlons vers le PARACGLET
Dans les antichambres sourdes
Des Vésuves de nos exaltations !