‹ La lampe obscureChapitre 25 sur 32 · LOURDES · texte numérisé non relu

LOURDES

Quae est caelestis porta :

Ipsa enim portat Regem gloriae novi luminis.

Antienne de la Chandeleur.

USTE est le lucre de nos idées, Fruste est le sucre de nos diableries Qu’un mannequin de mât de cocagne axe au nombril du monde :

Quand les absurdes clignotements de nos cils Exorbitent l’empire des colonnes, Les bric-à-brac se braquent Accélérant les poux de nos luxures.…

Ecourtez la calendre !

Effeuillez des güirlandes à l’entrée des Folies !

Eclaboussez de nos crachats les bergères des célestes parcs !

Et la moiïiteur des stocks clandestins

Dans la déraison des sexes en vagabondage

Assumera l’âme des arrières-trains de plaisir.

ARCHE DE LA TRINITÉ Le racolage intermittent du jour

Hoquetant de colère solennelle,

Expire aux pieds de la Vierge-Mère

Où s’égrènent les chapelets des travaux attardés sur les Chemises d’un azur flétri.

La cervelle des peuples s’écrase aux murs des Malgré la crédulité des tournesols.… [tunnels Approchez, énfañts de la clepsydre !

Les bancos de la vieïllesse,

Les borborygmes orchestrés,

Les petits verres de la confiance

S'essoufflent au carrousel cosmopolite.

Et les vieillards sûris d’amour

Laissent tomber de molles farandoles

Sur les fleurs aux pétales d’omelettes !

Mais dans la pourpre illusoire des marécages Les supplications saupoudrées de pollen

Crachent les désespoirs angéliques Près du gave endolori.

O Marie conçue sans péché

Priez pour nous, Priez pour nous.

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