‹ La langue de RabelaisChapitre 130 sur 223 · I. — Démonologie · texte numérisé non relu

I. — Démonologie

Nous montrerons tout à l'heure que la conception rabelaisienne du diable répond exactement à celle des auteurs de M5-steres et de leur mise en scène. Mais ce n'est là qu'un des côtés de la question démoniaque ; il convient tout d'abord d'envisager le diable

(i) A Paris, suivant le Journal de l'Estoille, le nombre des sorciers s'élevait en 1574 à trente mille.

(2) Au xvi<= siècle, il y avait à Panzoult (Touraine) une diseuse de bonne aventure, qui vivait dans une caverne creusée dans le rocher. La description de Rabelais est donc l'écho de la réalité {Rev. Et. Rab., t. V, p. 70, et t. VIII, p. 208). Baïf nous a donné le pendant de la Sibyle de Panzoult, dans sa cinquième églogue, les Sorcières. Voy. Œuvres, éd. Marty-Laveaux, t. III, p. 29 à 36.

(3) Voy. Yves-Plessis, Bibliographie de la sorcellerie, Paris, 1900, et les deux dissertations allemandes :

Max Gerhard, Der Aberglaube in der fran^ôsischen Novclle des XVI^ Jahrhunderts, Rostock, 1906.

Ernst Friedrich, Die Magie im fran^ôsischen Theater des XVI^ und XVI I^ Jahrhunderts, Leipzig, 1908.

Page 1