XXVI INTRODUCTION
dant conclure de là qu'il n'y a pas eu en Thrace et en Phrygie d'autres couches de populations que celles qui ont laissé les inscriptions, ni, en particulier, que les mythes rapportés par les Grecs et se référant à ces deux contrées, soient purement aryens. On voit, au contraire, qu'ils renferment des noms pélasgiques.
Les Tyrrhéniens dont parlent Hérodote et d'autres anciens, sont intimement liés aux Pélasges. Ottfried Muller a étudié les points occupés sur les côtes et dans les îles de la mer Egée par ces populations. Là apparaissent les noms à suffixes en isa, asa, et intha, antha, caractéristiques du monde pélasgique. Ces noms ne se trouvent pas, d'ailleurs, seulement dans la mer Egée ; ils occupent une ère géographique très vaste, comprenant même la Thrace et la Phrygie. Souvent ils sont noms de montagnes ou de fleuves, ce qui est un signe de haute antiquité. Georges Meyer a soutenu, mais sans beaucoup de vraisemblance, qu'ils étaient indo-européens. — Les Étrusques ont été appelés par les anciens