NOMS DIVINS
Aiser ; JEsar est le nom de Dieu d'après Suétone
(Vie d'Auguste) ; "Aisot désigne les dieux chez les Tyrrhéniens, d'après Hésychius. Aiser et diverses autres formes de ce nom paraissent dans les textes étrusques. — Racine US, souffle, intelligence, esprit. T. or. ous, intelligence.
Tagès ; législateur des Étrusques ; divinité qui leur enseigna la sagesse et les principes des arts. Tagès était un nain. — Explication principale : ce nom appartient à la racine tag, ag (AK) signifiant le haut ; le sens en est : gouverneur, chef. Taybç, gouverneur; premier magistrat en Thessalie. Ce nom a d'ailleurs une étymologie secondaire qui explique pourquoi Tagès a été considéré comme un nain ; il peut en effet être rapporté à la racine safc, tai, signifiant couper, raccourcir, et donnant l'idée de chose courte, de tronçon : T. or. tchou- 4châq, nain; T. osm. djoudjeh,mème sens.
Bégoé, nymphe, type de magicienne, auteur d'un des livres fulguraux des Étrusques. Son nom paraît dans les monuments sous la forme Veku. Rac. BAG, idée de plier, de nœud, de baguette. On connaît l'importance des baguettes et des nœuds dans la magie primitive: T. or. et osm. buge, magie; bugudje, magicien.
Summanus; tantôt dieu suprême, tantôt dieu particulier des éclairs nocturnes. L'explication principale est par la racine jum, sum, (V. KOM), indiquant la chose enflée, la masse, le sommet ; latin summus; la même racine fournit l'explication secondaire par l'idée de chose qui entre en ébullition : T. osm. et or. chimchek, éclair; T. or. chîminmek, entrer en effervescence.
Saturne. Ce nom peut être considéré comme étrusque, à cause de sa désinence. Il appartient à la racine sat, sac (V. SAK) signifiant semer ; et il n'est qu'une forme du mot sator. Saturne est triplement semeur : comme générateur, comme dieu de la pluie, et comme dieu agricole. Le surnom du Latium saturnina tellus signifie la terre ensemencée.
Vertumne, l'un des principaux dieux étrusques. C'est une forme du nom de la Fortune ; il en est de même de Portumne. La sémantique est : le protecteur, le gardien (V. BOR).
Juturne, divinité d'une source. Le nom est de la racine jut (V. JUK) et signifie : celle qui coule. Cf. sudor et notre mot juter.